(Communiqué)

 

L’Association pour la Protection des Habitants et de l’Environnement de Marquixanes (l’APHEM) communique :

 

-« Le serpent de mer se réactive en cette pré-période électorale de 2022.Comme c’était déjà le cas en fin d’année 2016, à quelques mois des élections présidentielles de 2017, en cette fin d’année 2021 se renouvelle l’activation d’un projet routier par DUP interposée. Projet irréalisable en l’endroit où il est décidé de faire passer une soi-disant nouvelle route. En 1998, un projet ressorti d’anciens tiroirs avait été étudié, et les pouvoirs publics s’étaient résolus à conclure à l’infaisabilité d’installation d’une route en un lieu d’une grande instabilité alluvionnaire entre une Têt, indomptable à certaines saisons, et une voie SNCF à préserver.
L’abandon de ce projet avait immédiatement entraîné le droit de bâtir en cet endroit de Marquixanes et de nombreuses constructions furent réalisées et ce dans la totale sérénité pour les nouveaux résidents.
En 2017, par un détour administratif incompréhensible, ressuscité du fond des armoires d’un service d’Etat dénommé DREAL, mis en charge du miracle par le pouvoir en place, reprenait vie le projet de 1998, déclaré par les mêmes services techniques « infaisables ».

 

Revoilà l’apparition du néfaste serpent
Enquête en cours devait être ignoblement manipulée au point que huit cent cinquante signatures opposées au projet furent comptabilisées pour une seule opposition. Le fonctionnaire sapeur du service concerné ne devant pas avoir bonne conscience demanda la mutation à un autre service. Nous étions en 2017. Une alternance changeait la vie politique et administrative de la France.
Pendant quatre ans le silence laissait à penser que ce projet incohérent, ne respectant pas les contraintes géologiques en un lieu particulièrement fragile en surplomb de rivière, était abandonné.
C’était oublier la détermination de certains à nuire à la nature, à la géologie très fragile aux abords d’un fleuve côtier dont les eaux irriguent la plaine Roussillonnaise, au débit régulé par le barrage dit de Vinça.
Entre 1998 et 2021, soit plus de vingt et trois ans, la législation sur la protection des rivières s’est considérablement étoffé, et c’est tant mieux pour nous.
En supplément, les conditions climatologiques s’étant modifiées dans le sens de leur puissance dévastatrice, nous venons dans avoir des exemples incontestables sur le bassin versant de la Vésubie, dans notre département, dans l’Aude, les Alpes-Maritimes, en Allemagne, en Belgique, en Chine même, les climatologues sont inquiets.
Ces renouvellements dramatiques sont de plus en plus répétitifs, avec des conditions de désastres qui devraient entrainer les pouvoirs publics à plus de prudences lors d’élaboration de projets en bordure de rivière, de fleuves côtiers comme c’est le cas dans notre département.
Dans le département peut-être, mais pas à Marquixanes !
C’est étrange et incompréhensible.
Face à cette situation, la réaction contre le projet s’installe.
De nombreux Marquixanais, ne résidant pas aux abords de l’implantation du projet concerné s’étaient laissés persuader que ce projet ne les concernait pas.
A la lecture de documents partiels, ils viennent de découvrir qu’un seul accès à Marquixanes se fera
par l’Ouest, sur la route de Prades et que l’accès vers Vinça, en direction de Perpignan sera définitivement condamné. En sus, piètre cerise sur le gâteau, ils seront obligés de traverser, pour toute la vie, le passage à niveau de la route de Prades, quelle que soit la destination choisie. Autrement dit qu’importe la sécurité des Marquixanais lors d’une traversée de voie ferré pourvu que les utilisateurs de la RN 116 n’est plus eux à franchir ce même passage à niveau.

 

L’APHEM