Depuis ce vendredi matin, comme nous nous en sommes déjà fait l’écho dès l’aube, une file impressionnante de véhicules de tourisme s’active en direction de la frontière franco-espagnole, destination Le Perthus pour faire des emplettes pascales – cigarettes et alcools – avant la mise en place des nouvelles restrictions gouvernementales imposées dans le cadre de la crise sanitaire pour (mieux) lutter contre le COVID…

Hormis les immatriculations propres à notre département, le « 66 », les plaques automobiles qui reviennent le plus fréquemment sont, dans l’ordre : 11, 34, 30, 31, 84 et 13 ; c’est-à-dire en provenance des territoires recensés comme figurant actuellement parmi les plus infectés par la pandémie coronavirus. On marche vraiment sur la tête dans ce pays !

Vous verrez qu’à l’issue des vacances de Pâques (rebaptisées « du Printemps ») rallongées avec la bénédiction (sans rameaux) du Président Macron, le Roussillon connaîtra un nouveau pic d’alerte, à cause de tous ces transferts population incontrôlés.

C’est à ne plus rien y comprendre : d’un côté, l’air grave et solennel aux journaux de 20H télévisés, Matignon et l’Elysée, à tour de rôle, tirent la sonnette d’alarme et nous culpabilisent fiévreusement… de l’autre côté, c’est « Open bar », la Fête à Neuneu va commencer, les Fous du volant sont lâchés ; ils ont trois jours pour faire le tour de l’Hexagone. Trois, deux, un partez !…

Ce pays est (simplement) fou !

 

L.M.