Le maire du Barcarès et 1er vice-président de la communauté Urbaine Perpignan-Méditerranée Métropole (PMM), Alain Ferrand, a organisé une réunion publique, avant-hier mercredi 4 août, à Leucate (Aude), pour présenter le projet immobilier « Les Voiles d’Or », devant une centaine de riverains. Après une présentation détaillée du projet et au terme d’échanges qualitatifs, l’assemblée s’est majoritairement prononcée en faveur de cette belle valorisation d’un espace communal actuellement en friche, tant au niveau architectural que paysager puisqu’au final, plus d’une centaine de pins seront replantés, en plus d’autres espèces

 

Alain Ferrand, ainsi que l’architecte Nathalie Guérin et le représentant de Nemesis, promoteur immobilier, ont mis en évidence l’importance du projet pour moderniser la ville et faire évoluer ses équipements, tout en renforçant le volet environnemental.
« Je comprends vos inquiétudes, et croyez-moi, j’aurais bien aimé organiser cette réunion plus tôt, mais vous comprendrez que cela n’a pas été possible pour des raisons indépendantes de ma volonté », a précisé le maire à la centaine de personnes qui s’étaient déplacées. « J’espère que cette réunion permettra de lever toutes les inquiétudes suscitées par une pétition qui a fait circuler des informations alarmistes et incomplètes. Cette réunion va permettre d’informer vraiment et de rétablir la vérité. »

 

Un projet polyvalent pour satisfaire toutes les demandes
En préambule, le maire du Barcarès a rappelé les obligations de la commune en matière d’urbanisme : « Le Barcarès est fortement impacté par la loi SRU, comme la plupart des villes touristique du littoral d’ailleurs : d’ici 2022, la municipalité doit produire 373 logements locatifs sociaux. Je souhaite qu’ils soient qualitatifs, à l’architecture particulièrement soignée, et bien insérés à notre commune, en faveur d’une véritable mixité sociale, tout cela pour maintenir la qualité de vie propre à notre ville. »
Le complexe immobilier des « Voiles d’or » sera composé de cinq bâtiments de faible hauteur noyés dans la végétation : deux bâtiments de logements à loyers modérés comprenant quarante-deux logements (pour répondre aux exigences de la loi SRU), et deux autres composés de quarante-huit logements libres, et d’une une résidence senior (60-90 ans) comptant quatre-vingt-deux hébergements, et 245 places de parking seront créées pour l’ensemble.

 

Pour toutes les générations
-« Les Voiles d’Or, c’est la création d’un pôle intergénérationnel essentiel pour le développement de notre ville : il permettra, d’un côté, de proposer des logements à loyers modérés pour que les jeunes qui souhaitent rester dans la commune s’installent, ainsi que pour des familles avec de jeunes enfants, c’est essentiel pour maintenir nos classes de maternelle et du cours élémentaire ! Il faut aussi anticiper les demandes d’hébergement que nos jeunes retraités nous feront demain» précisait encore le maire, avec insistance. « Mais le projet s’adresse aussi à celles et ceux qui recherchent de l’habitat qualitatif, quel que soit leur âge, ou encore à celles et ceux qui envisagent de couler une retraite paisible dans leur ville tout en bénéficiant, sur leur lieu de résidence, de services adaptés à leur âge. »

 

Création d’un écrin de verdure pour un environnement préservé
Le Premier magistrat a souhaité dissiper un malentendu concernant le volet environnemental du projet : « La commune du Barcarès compte de nombreux espaces protégés et c’est bien là son identité : il n’a jamais été question d’une politique tout béton, bien au contraire ! Sur ce mandat il y a la promesse de planter 3000 arbres pendant les six années à venir, et nous sommes presque au tiers de cet engagement ! Alors un projet immobilier raisonné n’est pas antinomique avec une politique de végétalisation de la ville ».
Et c’est bien le cas du projet immobilier des Voiles d’or, qui fait la part belle à la nature. Alors que quarante-neuf pins seront retirés, dont certains probablement atteints de parasites – comme ailleurs dans les pinèdes du Barcarès -, plus de trois cents grands arbres (dont cent cinq grands pins) seront implantés, ainsi que de nombreuses autres espèces qui agrémenteront le parc public attenant aux résidences, dont trente palmiers de quatre à huit mètres, douze oliviers de cinquante ans d’âge, un olivier millénaire… sans compter les sept cents arbustes, trois cents touffes fortes et les 16 000m2 de prairie. « C’est donc bien d’une re-végétalisation du secteur et d’une intégration urbaine dont il est question, et non pas d’une destruction comme cela a pu être dit ! ».

 

Valorisation du patrimoine communal et création d’espaces publics
Au vu des spécificités présentées, le projet, permettra de valoriser l’actuel site des arènes, un patrimoine actuellement inexploité. De plus, à la demande du maire, sur les 46 000 m² du projet, 42 %, soit près de 20 000 m², seront rétrocédés à la commune, dont le boulodrome situé près de la résidence les Amandines. « C’est donc une grande partie de la zone qui sera publique et ouverte à tous, créant ainsi un véritable espace de vie et de promenade : au final, les espaces de nature seront donc augmentés, avec l’installation de jeux d’enfants et d’un parcours sportif ! Cela mérite d’être précisé pour souligner l’important travail réalisé par la municipalité avec le promoteur », expliquait l’édile (particulièrement applaudi pour cette démarche).

 

Prise en compte des exigences liées au site
Tant au niveau de sa conception que de son implantation, le projet répond également aux nombreuses normes en vigueur dans cette zone urbaine, dont celles du PPRI (Plan de Prévention des Risques d’Inondation).

Dans ce domaine, la municipalité s’est attachée les services de Thomas Charlet, ingénieur de l’eau, de l’environnement et des milieux aquatiques.

Le public a ainsi pu constater que la noue de rétention qui sera créée dans le projet est trois fois plus importante que celle préconisée dans le PPRI. Cette noue, d’une profondeur de cinquante centimètres, est par ailleurs conçue comme un jardin d’agrément, et sera raccordée au réseau pluvial pour se vider en 24h, norme là-aussi bien au-dessus des préconisations du PPRI.
Par ailleurs, les toits des bâtiments seront aménagés pour retenir et canaliser l’eau de pluie. De la même manière, seuls les parkings seront en rez-de-chaussée, les logements étant à la hauteur prescrite, et les bâtiments n’excèderont pas la hauteur maximale de douze mètres, pour préserver le dégagement des vues ; de plus aucune ouverture ne donnera sur les résidences voisines.

Au terme de cette présentation, les riverains bien informés et donc rassurés ont pu échanger sereinement avec l’architecte, le promoteur et bien sûr le maire Alain Ferrand qui a répondu à toutes les questions. Une visite sur site ultérieure a été évoquée pour étudier les souhaits de certains riverains, « dans la grande tradition du bien-vivre ensemble si chère à l’équipe municipale ».