(Vu sur la toile – Rédaction du journal régional Ouest France)

 

-« Les interdictions
Les déplacements ne sont plus autorisés à l’extérieur de l’Union Européenne. À l’exception de l’Andorre, l’Australie, la Corée du Sud, l’Islande, Israël, le Japon, le Liechtenstein, Monaco, la Norvège, la Nouvelle-Zélande, le Royaume-Uni, Saint-Marin, le Vatican, Singapour ou la Suisse, les frontières restent fermées, comme cela est le cas depuis le 31 janvier, sauf motif impérieux.

Les voyages entre les territoires ultramarins et la métropole sont également interdits, à l’exception une fois encore des motifs impérieux.

Les activités de loisirs en intérieur sont par ailleurs à l’arrêt pour les trois semaines à venir, de même que l’organisation des fêtes de mariages. La vente d’alcool à emporter, ainsi que la consommation d’alcool sur la voie publique « sera interdite par arrêté préfectoral et en lien étroit avec les maires », comme l’a indiqué Jean Castex.

Les fermetures
Restaurants*, bars et discothèques sont une nouvelle fois les grands perdants des annonces gouvernementales. Fermés depuis plusieurs semaines, ils devront maintenir leurs portes closes, avant une éventuelle réouverture à la mi-mai, sauf pour les discothèques dont la situation est moins claire. Privées d’activité « jusqu’à nouvel ordre », ces dernières pourraient à nouveau accueillir du public cet été, mais Emmanuel Macron n’a rien précisé.

Même chose pour les établissements qui accueillent du public, à l’image des musées, théâtres ou cinémas. Seules les bibliothèques restent ouvertes.

Les écoles sont quant à elle fermées depuis le 2 avril. Les cours se feront désormais à distance, et ceci jusqu’au 12 avril, date à laquelle commenceront les vacances de printemps. Compte tenu des restrictions, les dates des congés sont les mêmes pour toutes les zones. Les élèves de maternelle et de primaire feront ensuite leur rentrée, en présentiel, le 26 avril.

Ces dates de fermeture sont les mêmes pour les collèges et lycées.

Les services périscolaires (garderie, cantine, accueil de loisir) sont quant à eux fermés jusqu’au 26 avril pour les maternelles et primaire.

Les commerces et rayons « non essentiels » des grandes surfaces sont aussi fermés, tout comme les centres commerciaux non alimentaires de plus de 20 000 m2, à l’exception des magasins alimentaires et des pharmacies.

Les restrictions et limitations
Les déplacements de plus de 10 km de son lieu de résidence devront être accompagnés d’une attestation dérogatoire. Celle-ci sera obligatoire lors des horaires de couvre-feu.

Les visites et sorties d’EHPAD (Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) seront limitées, en accord avec les établissements. Seules les personnes ayant reçu leurs deux doses de vaccin pourront se rendre chez leurs proches, sans avoir à se faire tester, ni à s’isoler.

Les cours universitaires sont partiellement ouverts. Une jauge de 20 % des étudiants a été fixée pour les amphithéâtres. Des cours en petits groupes sont aussi proposés.

Les cérémonies religieuses sont elles aussi restreintes. Les lieux de culte devront « laisser libres deux sièges entre chaque personne ou entité familiale et n’occuper qu’une rangée sur deux ». Il est toutefois interdit de se rendre dans un lieu de culte situé à plus de 30 km de son domicile.

Les rassemblements sur la voie publique, ou un lieu ouvert au public, sont limités à six adultes. Ceci ne s’applique pas aux activités professionnelles, aux transports en commun, à certains établissements recevant du public, ni aux cérémonies funéraires (pas plus de 30 personnes) et aux cérémonies publiques.

En ce qui concerne la pratique d’une activité physique individuelle en extérieur, celle-ci est autorisée dans un rayon de 10 km autour du domicile, et hors couvre-feu. Le sport collectif reste interdit, de même que les sports en intérieur.

Les ouvertures et autorisations
L’ouverture des librairies, disquaires, fleuristes, coiffeurs, réparateurs d’instruments de musique, magasins de bricolage, concessionnaires, chocolatiers, est autorisée, de même que les rayons similaires dans les grandes surfaces.

Les compétitions et la pratique du sport professionnel, sans public, sont autorisées.

Les trajets transfrontaliers pour les déplacements professionnels sont « facilités ».

Les arrivées en France en provenance d’un pays de l’UE sont quant à elles acceptées sous réserve de présentation d’un test PCR négatif.

La pratique de la chasse, de la pêche et le fait de promener son animal de compagnie (même lors des horaires de couvre-feu), est autorisée, dans la limite des 10 km autour de son domicile.

Les parcs, jardins et espaces verts en zones urbaines restent accessibles, de même que les plages, les plans d’eau et les lacs.

Les manifestations revendicatives sont toujours autorisées.

La restauration collective (avec une distance de deux mètres entre chaque personne) est permise.

L’activité hôtelière est aussi maintenue, mais les salles de restauration devront rester closes et les petits-déjeuners sont prohibés. Le « room service » est cependant toléré.

Les visites immobilières sont toujours autorisées, de même que les déménagements.

En ce qui concerne les étudiants et personnes préparant des concours, leurs examens seront maintenus.

Les « flous »
Les rassemblements dans des lieux privés ne peuvent pas être contrôlés par les autorités publiques. Par conséquent, le chef de l’État s’est contenté de « déconseiller » de tels regroupements.

Constat similaire pour les déplacements en covoiturage. Le gouvernement recommande le fait de ne partager un véhicule qu’avec les membres de sa famille ou de son foyer, mais dans les faits le contrôle est quasiment impossible ».

(Rédaction Ouest France, sur le net)

 

*NDLR Ouillade.eu : rappelons et soulignons ici que les restaurants sont, en grande majorité, parmi les commerces les mieux indemnisés par le gouvernement français – 7 500 à 10 000€ mensuels en moyenne – depuis leur fermeture le 1er novembre 2020 pour cause de crise sanitaire coronavirus (COVID-19)… De plus, les salaires des employés sont pris en charge à 84% par l’Etat. Aucun autre pays de l’Union Européenne n’a appliqué de telles mesures financières, d’où la colère grandissante de restaurateurs (et des salariés) exerçant en Espagne ou en Italie, par exemples, qui ne perçoivent rien et qui demandent en urgence leur réouverture.