Après nous avoir bassiné pendant plus d’un mois sur l’utilité, ou plutôt les réticences des Français à vouloir se faire vacciner contre le coronavirus (COVID-19), ces mêmes médias pestent maintenant contre la lenteur des vaccinations… Donc, selon ces médias, hier personne, ou presque, voulait se faire vacciner (qu’ils disaient et écrivaient), aujourd’hui tout le monde voudrait se faire vacciner mais il n’y aurait pas assez de vaccins ! Un conseil à la Haute Autorité de la communication audiovisuelle (si elle existe encore) : interdire le direct sur les plateaux télés ! Cela permettrait à nos experts en « fake news » de tourner sept fois leur langue dans leur bouche (si étroite) avant de parler…

Pendant des mois et des mois, ces mêmes experts qui sautent quotidiennement d’une chaîne d’info en continu à l’autre nous ont bourré le crâne avec la façon dont un pays voisin, l’Allemagne pour ne pas le citer, gère la pandémie… On connaît la suite ; pire que chez nous actuellement !

Toujours nos adorables « et très chers experts » – on se demande bien quand trouvent-ils le temps de bosser dans leurs hôpitaux, leurs journaux, leurs bureaux, leurs cabinets… – tellement ils sont omniprésents dans le petit écran, nous ont fait le même coup de Jarnac (verbal, of course) avec l’Asie du Sud-Est. Pas de chance (pour eux) : l’Asie du Sud-Est depuis quelques semaines est en proie à une résurgence de l’épidémie COVID-19 ; l’état d’urgence est envisagé à Tokyo (où au Japon chaque jour en ce moment les autorités comptabilisent plus de 4 000 contaminations…). En Corée du Sud, malgré le port du masque obligatoire partout depuis 1 an et la distanciation sociale, le tour de vis s’accentue ce lundi 4 janvier 2021 avec, par exemple, l’interdiction de se rassembler à plus de quatre personnes.

Pendant ce temps, en France, en Bretagne plus précisément, dans le département d’Ille-et-Vilaine et à Lieuron très exactement, petite commune de 800 habitants, personne n’a vu venir, débarquer 2 500 teufeurs pour une rave-party illégale ! C’est en tout cas ce que relayent la plupart des médias français, sans vérifier leurs sources. Le Préfet de Bretagne, sans (aucun) doute retenu par un réveillon sous le soleil, a donné l’ordre d’intervenir trente-six heures après le commencement des festivités (pour comparaison, lorsque des dizaines de milliers de Gilets jaunes manifestent, c’est « réglé » et éborgné en une poignée d’heures… et l’on voudrait nous faire croire que ce serait dangereux d’exfiltrer 2 500 fêtards enivrés de deux hangars ?). Pire : à l’arrivée, il n’y a pas une seule personne en détention. Mais de qui se moque-t-on ?

 

L.M.