Lors de la mise en étanchéité des fameux gravats avec palettisation et du film plastique jetable… Sur la droite, le portail bleu est celui de l’entrée de l’école maternelle publique et donc sa cour de récréation. Par ailleurs, sur « google street view », on peut retrouver une photo datée du mois d’octobre 2021 – soit cinq mois en arrière ! – avec déjà la présence de ces déchets…

 

 

Le père d’un enfant âgé de 4 ans et scolarisé dans l’école maternelle publique d’Err  (près de 700 habitants), en Cerdagne (canton des Pyrénées catalanes), vient de révéler au grand jour un témoignage et des faits qui font froid dans le dos : suite à des travaux organisés entre la mairie et une entreprise privée d’énergie renouvelable, les toitures de l’école, la salle polyvalente et de la mairie (toutes les trois réunies à quelques mètres les une des autres), ont été rénovées afin d’y installer des panneaux solaires. Ces toitures étaient en fibro-ciment

 

Les gravats de ces travaux seraient restés plusieurs mois devant l’école publique, dans des sacs non étanches et accessibles à tout le monde, dont des enfants qui jouaient dedans suivant les témoignages du corps enseignant sur place.

« Pendant les vacances scolaires de février, pris d’un doute important, j’ai fait analyser les tuiles, témoigne donc ce parent d’élève. Restant persuadé comme beaucoup de parents que si ces gravats étaient resté tels quels, non étanches et accessibles à tous, c’est qu’ils étaient tout simplement inoffensifs… ».

Après réception des analyses*, il s’avère que ces gravats contiennent de la chrysotile à hauteur de 10 à 15%. Une des formes d’amiante les plus cancérigène.
Celle-ci est théoriquement inerte si le matériau reste intact. Hors, il semblerait que cela n’a pas été pas le cas pour ces déchets.
Le parent d’élève de poursuivre : « Il m’a paru complètement surréaliste de voir la légèreté avec laquelle la mairie a laissé ces onze tonnes de gravats près de nos enfants et accessibles par eux. D’autant plus qu’un diagnostic amiante est obligatoire pour tous avant tout travaux de rénovation. La mairie ne pouvait donc l’ignorer ».

Après avoir sommé la mairie de protéger et d’évacuer ces déchets en dehors des horaires de présence des enfants, celle-ci s’est exécutée en moins de… quarante-huit heures.
Ce que regrette et dénonce à la fois le père de famille : « Pourquoi avoir laissé cela à portée de nos enfants, à quelques mètres de leur cour de récréation ? Tous les élus, dont plusieurs évoluant dans le BTP, y passent devant pour se rendre en mairie ! D’autres témoignages me parlent de travaux qui ont été effectués pendant les journées scolaire et périscolaire ».
La mairie lui a d’ailleurs confirmé « que le centre de traitement d’amiante à Perpignan avait refusé ces déchets car ils n’étaient pas dans des contenants comme le stipule la loi: étanches et avec un logo/étiquette amiante ».

Voilà une affaire qui pourrait faire grand bruit, tant la gravité des faits déclenchés ici devrait déclencher automatiquement une enquête de la part du Préfet des P-O.

 

La Rédaction de Ouillade.eu

 

 

*Le parent d’élève dont il est ici question nous a communiqué une pièce jointe qui est formelle quant à la présence d’amiante in situ.