(Communiqué)

 

Devoir de Mémoire : un rosier comme symbole…

 

 

Hier, dimanche 25 avril 2021, le groupe d’élus d’opposition et le collectif « Elne 2026, Nouvelle force ! » – E2026NF -, ont tenu à commémorer la Journée nationale du souvenir des victimes de la déportation

 

Afin de célébrer dignement cet épisode douloureux de l’Histoire, le groupe s’est appuyé sur un usage mémoriel, celui du « Rosier de la Mémoire ». Il s’agit d’une figuration florale représentative qui est « un symbole de paix, en mémoire de ceux qui ont laissé leur vie pour notre Liberté, afin de ne jamais oublier toutes ces tragédies humaines ». Cette symbolique s’inscrit dans une authentification nationale à un évènement, comme peut l’être le ravivage de la flamme pour la célébration du 8 mai 1945, ou encore le figuratif pour les dons : « le Bleuet de France ».

Gilles Glin, président du groupe et Esteban Roméro, président du collectif « Elne 2026, Nouvelle force! » ont déposé « le rosier de la mémoire » devant la stèle du cimetière Neuf d’Elne.

Par ailleurs, privés le 5 décembre 2020 de participation au dépôt de la gerbe du conseil municipal, les élus d’opposition tenaient à marquer leurs attachements aux cérémonies protocolaires patriotiques.

Ces célébrations revêtent de plus en plus d’importance, tant notre société a perdu repères et ancrages. La mémoire des personnes disparues pour sauvegarder notre liberté, doit nécessairement forger l’avenir de nos jeunes. Comment évoquer une projection vers l’avenir sans repère ou phares pour éclairer le chemin, qui dès lors se déroberait sous nos pieds.

Le 11 mars 1882, Ernest Renan prononçait à La Sorbonne sa démonstration sur ce qu’est une Nation : « Une nation est une âme, un principe spirituel. Deux choses qui, à vrai dire, n’en font qu’une constituent cette âme, ce principe spirituel. L’une est dans le passé, l’autre dans le présent. L’une est la possession en commun d’un riche legs de souvenirs ; l’autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l’héritage qu’on a reçu indivis. […] Une nation est donc une grande solidarité, constituée par le sentiment de sacrifices qu’on a faits et de ceux qu’on est disposé à faire encore. Elle suppose un passé, elle se résume pourtant dans le présent par un fait tangible : le consentement, le désir clairement exprimé de continuer la vie commune. »

Toutes les actions désintéressées pour raviver le souvenir et la mémoire des Morts pour la France, sont à enseigner à nos enfants, mais également à tous ceux, qui depuis des décennies jouissent pleinement de la paix consacrée mais aujourd’hui fragilisée ».

E2026NF