Christine Gavalda Moulenat a la dent dure. Et creuse, à la fois, si l’on en juge par le (trop) peu d’électeurs qui ont porté leurs suffrages sur le binôme souvent qualifié « d’attelage bancal et poussif » dans l’opinion publique – Elle, présidente de la fédération départementale Les Républicains des P-O (LR’66) ; Lui, ex-socialiste -, qu’elle composait avec le pourtant très estimé (aux dernières Municipales) maire de Canohès, Jean-Louis Chambon, sur le canton 10 des P-O (Perpignan-V et Canohès)

 

Sur les pages de son Facebook confidentiel – comparativement à d’autres trombinoscopes animés par des sous-fifres politologues, selon certes une certaine rumeur charriée pour chambrer l’air du temps, on vous l’accorde -, Christine Gavalda Moulenat n’a cessé pendant la campagne de pointer du doigt la soi-disant inéligibilité du tandem « Carla Mutti – Jean-Marie Dionet », soutenu par le maire de Perpignan, Louis Aliot (RN), sous l’étiquette ambitieuse « Les P-O en Grand ». Bigre !

C’est même dans une certaine presse internationale locale – à la diffusion tout autant confidentielle que son Facebook -, que la présidente de LR’66 est allée piocher ses arguments pour mieux se forger ses propres croyances sur la question.

Malheureusement, visiblement, les e-lecteurs ne l’ont pas suivi sur ce terrain-là glissant, préférant accorder leur confiance aux soi-disant « inéligibles », qu’ils ont placé en tête avec une confortable avance (plus de 500 voix). Pour le second tour, ce sera une autre histoire, une autre paire de manches.

Une idée comme ça, en passant, pour une tentative d’explication du verdict des urnes de dimanche soir dans le canton 10 des P-O… Peut-être, certainement, mais nous ne sommes ni juge ni procureur à la rédaction de Ouillade.eu, nous ne sommes que de vulgaires et modestes plumitifs – si, si ! -,  peut-être donc, certainement même, que les électrices et les électeurs du canton 10 attendaient de la candidate-Présidente de LR’66 de mieux connaître son programme, plutôt qu’un mouchardage (oh là là le vilain mot !), non ? C’est une question à (se) poser.

En attendant, les votants ont tranché. Et plutôt cruellement. Car, en effet, c’est d’une seule, unique et même voix que Christine Gavalda Moulenat rate sa présence au second tour. Son binôme termine sur la 3e marche du podium et ne peut être qualifié pour le second tour, à cause d’un taux de participation extrêmement faible. Mais elle n’entend pas en rester là pour autant. Elle devrait porter « l’affaire de l’inéligibilité » devant les tribunaux.

A suivre.

L.M.

 

 

Ndlr. La différence entre des candidats sincères et un binôme administré par des opportunistes girouettes…