Nous venons de l’apprendre et c’est une exclusivité de la rédaction Ouillade.eu : l’interdiction, prononcée le 6 mai dernier par un magistrat marseillais, pour Alain Ferrand, maire du Barcarès et 1er vice-président de la communauté Urbaine Perpignan-Méditerranée Métropole (PMM), d’entrer en contact, de quelque manière que ce soit, avec l’ensemble des élus et personnels municipaux de la commune Le Barcarès, a été levée ce lundi 21 juin 2021, lendemain du 1er tour des élections départementales (& régionales) pour lesquelles Alain Ferrand était candidat en binôme avec Nathalie Denis, sur le canton 4 « La Côte Salanquaise »

 

Voilà une étonnante, une abracadabrantesque, pour le moins, décision de justice qui, dans une autre époque, aurait fait la joie (et la fortune) des chansonniers, des humoristes, des cabarettistes, lesquels avec un tel scénario n’auraient eu aucun mal à remplir le Don Camillo, l’Artishow ou encore Chez ma Cousine

Alain Ferrand, à dater de ce jour et, tenez-vous bien, jusqu’au lundi 28 juin prochain, est donc autorisé à se rendre « pour les besoins de sa campagne électorale dans le département des Pyrénées-Orientales »… C’est tout simplement hé-naur-me ! Vaudevillesque. Hilarant. Sauf, évidemment, pour le principal concerné.

Pensez donc : on autorise aujourd’hui Alain Ferrand à aller désormais faire campagne pour le second tour des élections départementales… alors qu’il a été battu au 1er tour, hier soir.

Selon nos informations, le maire du Barcarès ne compte pas en rester là. Il s’apprêterait par le biais de ses conseils à déposer un recours devant le Tribunal Administratif de Montpellier (TA), recours en annulation des élections dans le canton « La Côte Salanquaise » où il se présentait.

Alain Ferrand invoque le fait qu’il n’a pu « bénéficier d’une campagne électorale équitable » et donc il dénonce « une flagrante insincérité du scrutin… c’est une grave faute qui a été commise à mon encontre. Je dois être le seul candidat à ces élections en France à avoir été interdit de mener une campagne sur le terrain, alors même que ma candidature était connue et reconnue de tous, très officiellement enregistrée par l’Administration. Aujourd’hui, donc, j’apprends cette main levée provisoire de la justice pour aller jusqu’au second tour des élections, alors que l’on m’a privé du 1er tour. C’est unique et cynique ! ».

L.M.