Si l’on mesure la vitalité d’une intercommunalité aux engagements électoraux de ses élus, alors on peut dire que la communauté de communes Corbières-Salanque-Méditerranée (C3SM) marque bien son retour à la vie… réglé comme du papier à musique !

 

La nouvelle présidence de Jean-Jacques Lopez, maire de Salses-le-Château, ex-président du Conseil Général des P-O*,  n’est certainement pas pour rien dans cet élan vital.

Nous savons, pour l’avoir fréquemment relevé, constaté, que depuis un an, depuis sa prise de fonction à la tête de ladite communauté de communes, il œuvre pour redonner un souffle démocratique à cette intercommunalité (interco), en redonnant leur juste place à tous les élus, souvent mis en sourdine au temps de l’ancienne gouvernance. Et il semblerait que la méthode Jean-Jacques Lopez donne des ailes… ou plutôt, de la voix !

C’est en effet pas moins de huit de ses vice-présidents qui seront candidats aux prochaines élections régionales-cantonales, avec pour quatre d’entre eux, des duels au sommet : sur le canton La Côte Salanquaise, Jérôme Palmade, maire de Pia et 1er vice-président de C3SM, sera opposé à Marc Petit, maire de Claira et 2e vice-président de C3SM. Et sur le canton des Corbières audoises, Béatrice Bertand, maire de Tuchan et 4e vice-présidente de C3SM, se retrouvera face à Céline Cerda, maire de Fraissé-des-Corbières.

A ces duels, s’ajoutent les candidatures aux régionales d’Alexis Armangau, maire de Fitou, 3e vice-président de C3SM, tête de liste de La République En Marche (LaREM) dans l’Aude et Sélyne Duthilleul, adjointe au maire de Pia, 8e vice-présidente de C3SM, 7e sur la liste Les Républicains (LR) des Pyrénées-Orientales.

De loin, cela pourrait laisser craindre une belle cacophonie – à minima une dispersion… ou une diversion ? –  à venir dans les enceintes de la communauté de communes Corbières-Salanque-Méditerranée. Mais, c’était sans compter sur le petit rappel de baguette de son président Jean-Jacques Lopez : « Chacun a le droit d’interpréter son propre morceau de musique chez lui… en revanche, au sein de l’interco, pas de solo ! Ce sera le même morceau et joué à l’unisson ! ».

Jean-Jacques Lopez, qui a réussi à recréer une certaine harmonie au sein de cette intercommunalité, entend donc bien mettre au diapason tout son orchestre. Et quand on le sait musicien depuis toujours, on peut lui faire confiance dans son rôle de chef d’orchestre : les fausses notes, il n’aime pas !

Autrement dit : « Le bonheur, ce n’est pas une note séparée, c’est la joie que deux notes ont à rebondir l’une contre l’autre » (Christian Bobin, artiste-écrivain)… mais, au sein du Grand Orchestre de l’Interco, c’est Jean-Jacques Lopez qui fait la musique.

 

L.M.

 

*Appelé désormais Conseil Départemental (Département66)