Maryse Cayrol, présidente de l’Association de Protection des Habitants et de l’Environnement de Marquixanes (l’APHEM), communique :

 

 

« Nous apprenons que Monsieur le Sous-préfet de Prades réunira le jeudi 13 février, en Cerdagne, de nombreux corps constitués, privés, entités publiques et collectivités territoriales, pour faire le point sur ce que subit notre département en matière de déplacements routiers par le désastre de la RN-116.
Incontestablement Monsieur le Sous-préfet de Prades, certainement très actif lors des évènements concernant la principale route de son arrondissement, prend, si l’on peut dire, le taureau par les cornes, pour informer des urgences techniques et financières que l’Etat se prépare à mettre en œuvre concernant la RN-116, route pour le moins en piteux état dans de nombreux endroits.
A la lecture du document fourni par l’Administration concernée nous relevons qu’aucun sénateur, aucun député n’y est convié.
Pour le moins très étrange qu’un administrateur local de l’Exécutif n’invite pas à cette réunion les parlementaires, pour la circonscription Madame la députée Laurence Gayte et pour le département, MM les sénateurs François Calvet et Jean Sol.
De même, nous constatons qu’aucun représentant de l’économie conflentoise, artisans, commerçants, agriculteurs, professions libérales, n’est convié à cette réunion.
Par ce que nous vivons quasi régulièrement maintenant, concernant la grande fragilité de cette route, nous nous interrogeons également sur le bien fondé des multiples réunions qui ont lieu sous l’égide des services préfectoraux et qui portent le nom, quelque peu ridicule d’ailleurs en connaissant l’actualité, de « Commission du Suivi des Travaux de la RN-116 ». Commission ou assistent de nombreux maires des communes traversées ou desservies par cette route.
Maintenant nous doutons que cette commission soit efficace sur l’exigence des investissements nécessaires à la sécurité, à la qualité de la RN-116, sur le plan technique et, par déclinaison, sur le plan économique.
De mauvais esprits pourraient penser que cette commission n’est en fait qu’une chambre d’enregistrement, n’ayant pour but que de calmer les demandes formulées, par anticipation, par nos élus locaux, qui se sont réunis dernièrement à Villefranche-de-Conflent et Mont-Louis pour crier ensemble leur exaspération.

L’information transmise sur la tenue de la réunion du 13 février nous informe aussi qu’aucune association, aucun collectif pour la sécurisation de la RN-116, ne sont conviés à cette assemblée de communication d’Etat.

En ces instants ou la sécurité routière et l’écologie mettent à mal de nombreux travers préjudiciables, oublier d’inviter à ces travaux de communication les associations concernées, représentant des territoires traversés par la RN 116, nous interroge considérablement.

En effet le secrétaire d’Etat aux Transports, Monsieur Jean-Baptiste Djebarri, n’est-il pas sous la tutelle ministérielle de Madame Elisabeth Borne, ministre de la Transition Ecologique et Solidaire ? Vous avez-dit « Ecologie et Solidarité » ! Belle démonstration de « Solidarité » dans le respect des engagés pour la défense de la Sécurité Routière et de l’Environnement.

Par ce constat, peu soucieux de la démocratie participative, dès ce 12 février, nous saisirons le Ministère concerné pour lui demander son exacte position en matière de sécurisation de la RN116, de l’économie découlant de cette route, mais aussi, comme ce devrait être le cas dans notre département et dans l’élémentaire respect de ses propres engagements, en matière routière et environnementale ».