« Je suis bien sûr très heureux de ce verdict, surtout que le Tribunal de Grande Instance de Perpignan reconnaisse mon honnêteté et mon intégrité… Depuis plus de sept ans maintenant, certaines personnes ont inlassablement dénigré mon travail d’élu et mon intégrité ; je ne souhaite à personne, même à mon pire adversaire politique, de traverser une telle épreuve… ».

Cela a été les premiers mots de Michel Moly, ancien maire socialiste de Collioure (de 1989 à 2014), dès qu’il a appris en milieu de journée sa relaxe totale suite à sa comparution devant le tribunal correctionnel de Perpignan, le 26 octobre dernier, pour « délits de favoritisme ».

Il était poursuivi dans ce dossier – ainsi que trois autres prévenus (Henri Frances, Marianne Frances et Jacques Venes) qui ont également été totalement relaxés – pour trois affaires : il lui était reproché d’avoir favorisé une entreprise de transport en commun, de « favoritisme » également sur des commandes à une agence de publicité, enfin « d’avoir alloué sans justificatif des heures supplémentaires à son chargé de communication »

Les affaires avaient émergé suite à un signalement d’un rapport de la Cour des comptes (portant sur la dernier mandat municipal de Michel Moly, 2008-2014), mais lors de l’audience du 26 octobre l’ensemble de ces accusations avaient été balayées d’un revers de manche par la défense des trois prévenus.

Et Michel Moly de conclure : « Ce procès et toutes les auditions auxquelles j’ai été confrontées ont été difficiles à vivre, autant pour moi que pour ma famille. Le jugement du tribunal rendu aujourd’hui est une reconnaissance de mon engagement politique pendant quatre décennies. J’ai toujours oeuvré pour Collioure et les Colliourencs et pour le département des P-O ».

L.M.