Jean VILA, maire de Cabestany, entouré de son éditeur, Robert TRIQUèRE et de sa collaboratrice, du président du Centre Méditerranéen de Littérature (CML), André BONET, de l’ex journaliste chef d’Agence du journal Midi Libre, Luc MALEPEYRE ; lors de la sortie du livre « Toute une vie en partage – 55 ans d’engagement militant » (BALZAC éditeur), cet été 2019 dans les salons du restaurant « Café Vienne », place Arago à Perpignan

 

« Comment, fils de parents immigrés jetés sur le sol français par le tsunami « Retirada » dans les années 1930, et avec ensuite pour formation en poche comme seul et unique bagage scolaire un CAP d’ajusteur, un homme peut-il pourtant réussir à monter sur toutes les marches politiques de la République Française ? Maire, conseiller général, conseiller régional, député.
Lorsque qu’on regarde l’itinéraire de Jean Vila – puisque c’est bien de lui dont il s’agit ici – il n’y a pas un seul recoin de la République que son parcours, son histoire, n’ait exploré ou utilisé. On pourrait presque parler « d’un incroyable destin », et avec panache s’il vous plait !
Ce livre, son livre, à la rédaction duquel j’ai eu l’honneur et le bonheur de participer, raconte entre autres près d’un demi siècle de la vie publique du département des Pyrénées-Orientales, à travers son expérience politique, son vécu, sans poncifs, sans mélis-mélos, ni procès d’intention ni règlement de compte. Mais tout est dit.
En mars 2020, cela fera très exactement quarante-deux ans que Jean Vila est maire de Cabestany. Sa première fois dans ce fauteuil là de 1er magistrat, c’était en mars 1977. De ce temps-là, sur les 226 maires du département, comme lui il ne doit pas en rester beaucoup. On pourrait sans aucun doute les compter sur les doigts d’une main, tout au plus sur les doigts des deux mains, en allant les chercher en Cerdagne-Capcir, en Conflent, en Vallespir ou peut-être encore quelque part dans les Albères.
Quel est donc son secret de longévité sur cette scène publique, où les défaites succèdent aux victoires, et vice-versa, où les alliances donnent naissance aux trahisons, où les tirades charlatanesques engendrent dérives et humiliations en tous genres ? Une santé ravageuse (et communicative), une mémoire infaillible, intacte, un militantisme inconditionnel, une ouverture aux dialogues, le culte de l’amitié et de la fidélité aux hommes et surtout aux idées. Ce pourrait être un mixe de tout cela, le secret de longévité de Jean Vila.
S’asseoir à sa table, même le temps d’un déjeuner sur le pouce, c’est écouter parler les grands anciens, c’est prendre des notes pour ne pas en perdre une bribe. Avec lui, on ne bascule jamais dans l’ennui ou dans l’empathie. Jamais de grands regrets, jamais de violences verbales, même lorsqu’il vit, décrit, dépeint, traverse « les révolutions de palais », qu’elles se déroulent au sein de son propre parti politique, « LE » Parti communiste (dont il demeure la Belle figure départementale !), ou qu’elles aient lieu dans les coulisses d’une élection cantonale, législative, municipale… C’est un pan historique de notre Histoire qu’il nous déroule-là, qu’il nous dévoile, qui vient nourrir sans complexité certaines mœurs et coutumes du théâtre politique en Pays Catalan. Son éclairage est passionnant. Même si, parfois, on a le sentiment d’assister à un vaudeville déjanté chez les Borgia, dans une version contemporaine, revisitée avec les tâcles d’aujourd’hui.
Au milieu des divergences, des embrouilles, des menaces, des désaccords, voire des conflits, entre avertissements et sourires l’homme déploie toute sa subtilité, dans le langage et dans ses engagements. Cela ne le rend pas pour autant complexé d’être intransigeant. Cela ne l’empêche pas d’aborder les sujets qui fâchent.
Jean Vila a ses convictions, connues et reconnues de toutes et de tous. Il ne manque jamais une occasion de ne surtout pas se taire lorsqu’il s’agit de critiquer le capitalisme et les inégalités sociales qu’il aggrave. « Sa » Retirada, ses Poupées Bella, son Cabestany, sont son trait de côte, sa marque de fabrique. Il est animé par un esprit de résistance qui force le respect.
Son atout, peut-être, certainement même, c’est de ne pas être un héritier. Il s’est fait tout seul, poursuivant un parcours sans faute, même lorsque il dût affronter ses plus proches alliés, toujours en politique.
Il incarne à lui seul la recette républicaine. C’est une évidence.
Pour rendre l’histoire intéressante aux oreilles du plus grand nombre, il faut savoir l’incarner, la raconter, sans pour autant la dramatiser. C’est ce que fait Jean Vila dans « Toute une vie en partage ». C’est probablement même la toute-première fois, sous le soleil du Roussillon, qu’un personnage politique se déshabille ainsi, se livre avec confiance et sincérité, évoquant des moments d’intimité et, surtout, sa ville, Cabestany, ou plutôt et en quelque sorte son bien commun ! Il ouvre toutes les portes de sa vie, tout en n’oubliant pas de les refermer derrière lui avec l’élégance de celui qui sait et pas de celui qui exagère.
Ce n’est pas le récit d’un homme politique qui profite de sa notoriété locale passagère pour encombrer les librairies, ce n’est pas un manuscrit écrit pour noircir du papier, c’est l’histoire d’un homme, d’une carrière politique, d’une époque, d’une commune, d’un département, d’une vie.
J’ai eu le privilège de remonter ce temps et ce chemin extraordinaire avec son auteur, compositeur et interprète ».

 

 

Luc MALEPEYRE

 

 

 

Jean VILA va entamer dès le mois prochain une série de rendez-vous pour assurer la promotion de son livre ; en attendant voici les principaux lieux où l’on peut dès à présent se procurer sa biographie :

 

PERPIGNAN

Librairie TORCATIS

Librairie CAJELICE

Librairie CATALANE

CULTURA Claira

Espace Culturel LECLERC (Polygone)

 

CABESTANY

Maison de la Presse MARTIN

Intermarché MAS GUERIDO

 

PRADES

Librairie LIBAMBULLE

Maison de la Presse LIBERTE D’EXPRESSION

 

CERET

Librairie LE CHEVAL DANS L’ARBRE

 

THUIR

Librairie PRESSE PAPIER