L’arbre polaire qui cache la misère environnementale municipale

 

 

Est-il bien nécessaire de parcourir le nord de l’Europe, de convoquer la Laponie, d’inviter la Finlande et tout ceci pour une exposition… sur la promenade du front-de-mer Argelès ?!…
De la neige, il y en a en Cerdagne, des ours bruns dans les Pyrénées il y en a aussi. Alors pourquoi des photos d’ours blancs ? Que viennent-ils faire ici ? Quésaco ?
Va-t-on me taxer de régionalisme ? Simplement j’aime ma région, mon pays ! Et pour ce qui est de taxer, c’est plutôt de carbone qu’il s’agit. La taxe carbone.
Les heures d’avion pour quelques photos… et toute la pollution qui en découle.
Tout ce pour quoi nous nous battons. Et in fine, quel est le coût de cette exposition ? (subventions @Argelès photo nature : 127 000€).
Le public n’est pas si ravi, c’est un euphémisme !
Ce serait bien mieux s’il y avait des photos de la région Occitanie, de la Catalogne mais aussi des gens qui vivent ici dans nos Albères, la Côte Vermeille, de notre faune (abeilles…) si riche et si méconnue.
Cette exposition n’est autre que l’arbre polaire qui cache la misère environnementale de la majorité municipale (constructions à la chaîne d’immeubles qui tutoient les nuages, le bois des pins défiguré…). Et sous, couvert de diversité, de grands projets, de beaux discours, le tout à la petite échelle de notre commune, on continue de dérégler le climat et chambouler la planète.
C’est l’exotisme à tous crins, et en guise d’éducation : « Regardez comme le monde là-bas est beau ! ». Fi des modes et du gaspillage je préfère vous dire : « Regardez comme notre région est belle, tous ensemble protégeons-la et commençons par donner l’exemple ! ».

 

Charles Campigna, élu d’opposition du conseil municipal d’Argelès-sur-Mer.