Ce vendredi 21 mai, Antoine Parra, maire d’Argelès-sur-Mer, président de la communauté de communes Albères-Côte Vermeille-Illibéris, devrait annoncer officiellement aux acteurs du Village des artisans, qu’il reçoit à partir de 9h, que le projet d’aménagement dudit « marché artisanal de l’été » dans le célèbre et mythique Bois des pins d’Argelès-plage ne devrait plus voir le jour. En tout cas, pas durant la saison estivale 2021 c’est (presque) sûr…

 

La municipalité va devoir démonter les planchers des chalets du Village des artisans mort-né dans le Bois des pins… Combien cela va-t-il encore coûter aux contribuables argelésiens ? Pour rien. Pour N.A.D.A. !

 

C’est donc acté. Et cela fera plaisir à la majorité des riverains du site naturel historique « Bois des pins » qui étaient fortement opposés à l’arrivée controversée de ce fameux Village des artisans in-situ. Ceux-là vont pousser un « ouf ! » de soulagement en apprenant la sage décision de la Municipalité qui a décidé de reculer, de faire marche-arrière, et ce même si, en revanche, une belle unanimité pour la réalisation de ce projet semblait se dégager au sein de la communauté artisanale locale.

Trois recours en annulation de cette décision d’implantation dudit « marché artisanal d’été » étaient en instance d’être déposés, rédigés par les associations de protection de l’environnement – l’ADREA (implantée sur la commune d’Argelès-sur-Mer) et FRENE’66 (fédération départementale) -, mais également par des particuliers.

Parmi ces derniers, Charles Gilquin, étudiant en Droit à Bordeaux, Argelésien d’origine, n’a cessé depuis plusieurs semaines de tirer la sonnette d’alarme pour dénoncer « l’illégalité de l’implantation », qui plus est selon lui « un très mauvais emplacement », géographiquement parlant.

De plus, le rapport d’un expert forestier agréé près le Tribunal Administratif de Montpellier – le fameux TA -, est venu enfoncer le clou évoquant « un réel danger », s’agissant « des risques incendies encourus », car chacun sait que les résineux brûlent… au même titre que l’eau ça mouille !

Au sein de l’Opposition municipale, Charles Campigna a également averti, prévenu, signalé, tenté de sensibiliser sur « l’infaisabilité » du projet, mais il n’a jamais été pris au sérieux, le maire d’Argelès-sur-Mer essayant à chaque fois de moquer son propos lors des séances du Conseil Municipal plutôt que d’entendre ses arguments, plutôt que de les prendre en considération. Rira bien qui rira le dernier !… Nous y sommes, hélas.

Oui le projet était beau, s’inscrivant dans un cadre environnemental féérique, à partir de plans dégageant un réel esthétisme dans une atmosphère bucolique… On ne pouvait qu’y adhérer. Mais dès le départ, pour diverses raisons, il était évident que ça ne collerait pas, que sa réalisation à cet endroit-là plus particulièrement serait compromise, pour ne pas dire impossible. Il fallait être aveugle pour ne pas le (sa)voir.

Bref, hier en fin d’après-midi, lors d’une réunion en mairie où il avait convoqué les élus a Majorité municipale, le maire d’Argelès-sur-Mer aurait selon nos sources – généralement bien informées mais non autorisées -, préféré jeter l’éponge plutôt que d’alimenter une polémique, voire un feuilleton estival sans fin dont, surtout, il ne maîtriserait ni les tenants ni les aboutissants. Sachant même qu’il avait plus à perdre qu’à gagner sur ce terrain glissant, Antoine Parra aurait donc annoncé vouloir baisser le rideau et ainsi déplacer sa marotte sur le parking des Caraïbes pour y faire son marché.

Problème : ce parking, situé en front-de-mer, juste derrière la gare du Petit-train – Lilly’s bar-glacier à l’angle des rues piétonnes face au Bois des pins -, est placé en zone inondable, même si, techniquement, les services municipaux se veulent rassurants quant aux signalements de prévention existants. De plus, ce parking devait constituer la seule aire de stationnement gratuite du secteur Plage à partir de la mi-juin…

Mais, désormais, pressée par le temps, la Municipalité a-t-elle d’autres choix ? Car il est question maintenant de la survie économique et sociale d’une quarantaine d’artisans, dont pour une grande partie d’entre eux la saison estivale constitue souvent l’essentiel de leurs revenus sur l’année !

L.M.

 

(Photos @CG).- Le parking de l’Aire des Festivités qui par arrêté municipal daté du 29 avril 2021 devait être interdit de stationnement au public du 3 au 28 mai 2021 – pour accueillir uniquement les camions assurant la livraison et le montage des chalets pour l’installation du marché artisanal dans le Bois des pins -, a finalement été rouvert à tous les véhicules hier à la mi-journée. Signe que…