Pierre Aylagas, ancien député-maire socialiste d’Argelès-sur-Mer.

 

Samedi prochain, 2 avril, à partir de 10H 30, Pierre Aylagas, ancien député-maire d’Argelès-sur-Mer, figure emblématique du rugby, dédicacera depuis la terrasse située au 1er étage du restaurant La Réserve, son livre : « Une vie de Rugby », publié aux éditions Balzac (Baixas).

 

 

L’occasion de retrouver une personnalité, un personnage clé, qui a marqué le territoire, toute une génération, et ce sans langue de bois : hors et très loin du Conservatoire de clichés traditionnellement gérés, animés et défendus de nos jours pas tant d’hommes politiques, de médias, de courriéristes, de chambriers, dans leur rôle de « crocheteurs du Port-au-Foin », de coursiers à la spirale, avides de « Moi, Je » et de tant d’autres petits profits secrets, voire illicites.

Rencontre…

 

-Ouillade.eu : d’où vous est venue cette idée d’écrire « Une Vie de Rugby » ?

-Pierre Aylagas : « J’ai voulu mettre en valeur les valeurs éducatives du rugby chez les enfants ; puis remercier tous ces bénévoles sans lesquels le rugby de village notamment n’existerait pas, on ne mesure jamais le poids de leur formidable investissement ; enfin me faire plaisir à moi-même en racontant mes quarante-cinq ans de rugby, j’ai commencé à pratiquer ce sport à l’âge de 15 ans. Grâce à un professeur de mathématiques, lequel voulait monter une équipe de rugby locale ; il a demandé à ses élèves d’être les joueurs… Je me souviens aussi qu’en junior j’ai joué au poste le plus ingrat, celui de talonneur, que personne ne voulait occuper, et moi j’étais particulièrement fier de l’occuper, pendant quatre saisons, au sein du club « La Grenouille Sportive Argelésienne »… Par la suite je me suis recyclé à un poste de trois-quarts centre, toujours loyal à mon club. Une seule fois je lui ai été infidèle : j’ai joué à Verdun ».

-Ouillade.eu : dans votre carrière-passion rugbystique, pendant près d’un demi-siècle, vous avez occupé tous les postes, ou plutôt exercé toutes les missions au sein de l’Ovalie ?

-Pierre Aylagas : « C’est exact. Joueur, éducateur, entraîneur, arbitre… et conseiller technique de la Fédération Française de Rugby (FFR) ».

-Ouillade.eu : et dans votre livre, on retrouve des anecdotes, de chaque époque, qui illustrent ce long parcours. Parfois vous citez des noms, parfois aussi « que » des prénoms, parfois encore personne…

-Pierre Aylagas : « Oui des moments forts, du suspens, parce qu’il y a des choses que l’on peut dire, raconter, sans les nommer nommément (il éclate de rire, ndlr). Il y a beaucoup de photos, d’articles de presse, de témoignages ».

 

-Ouillade.eu : à ce propos, vous avez eu une idée très originale, vous avez demandé à quinze personnalités catalanes issues du monde du rugby, et non des moindres !, d’éclairer « en partage » votre personnalité, le rugby, votre passion… Pourquoi quinze, d’abord ?

-Pierre Aylagas : « Quinze témoignages pour le rugby à XV ! »

-Ouillade.eu : qui sont-ils ? Qui sont-elles ?…

-Pierre Aylagas : « Bruno Caliciuri (dit Cali), Jean Carrère, Jean Dunyach, Bernard Goutta, Marc Justafré, Marc Lièvremont, Thomas Lièvremont, Jo Maso, Nicolas Mas, Francis Palmade, Dorothée Perez, Eric Planes, Roland Puig, Pierre Roux et Aline Sagols. Tous ont répondu « présent » au premier contact. Je n’ai voulu que des Catalans qui représentent les différentes étapes de ma carrière rugbystique ».

-Ouillade.eu : comment vous y êtes vous pris pour les contacter ?

-Pierre Aylagas : « Le plus simplement du monde. Je leur ai dit J’écris un bouquin, est-ce que tu veux faire un témoignage ? A partir de là, chacun y est allé de sa plus belle plume – c’est ce que j’ai pu constater en compilant les témoignages -, chacun y est allé de son anecdote. Je voulais que ce livre soit ouvert, qu’il soit un plaidoyer pour le rugby. Il y a des témoignages qui me remercient, des témoignages remplis d’humour, beaucoup de sincérité, de générosité ».

-Ouillade.eu : comment avez-vous procédé à l’écriture de « Une vie de Rugby » ?

-Pierre Aylagas : « Sur un cahier d’écolier à carreaux grand format. J’ai pris mon temps. Je ne me réveillais pas la nuit pour écrire quelques lignes, je dors très bien merci ! J’écrivais donc pendant la journée, j’écrivais, je corrigeais, je complétais… Ma fille Sophie et mon fils Philippe ont pu lire tous les témoignages, quand à mon épouse Reine elle n’a rien voulu lire. Elle a préféré attendre le produit final ».

-Ouillade.eu : et dans ce livre il n’y a pas une ligne, pas une page, pas un chapitre consacré à la politique locale…

-Pierre Aylagas : « Ni à la politique départementale ni à la politique régionale ! Il ne faut pas mélanger… Chaque chose en son temps, si le temps me laisse le temps… Ce sera peut-être l’objet d’un second livre, si mon épouse ne me gronde pas et me laisse l’écrire (insiste-t-il sur le ton de la plaisanterie, elle est à ses côtés lors de cette interview, ndlr). Mais si je le fais, ce sera pour positiver, un peu comme au rugby… Passer sous silence ce qui est négatif. Ne pas l’oublier, mais ne pas le mettre en valeur. Je dirai alors tout le bien que je pense sur des personnalités comme Jean Carrère, Christian Bourquin, Georges Frêche et Carole Delga, qui ont fait beaucoup pour notre territoire, énormément, qui ont été de précieux atouts dans mes combats politiques pour justement défendre le territoire ».

-Ouillade.eu : le 19 mars 2022, lors du dernier match du Tournoi des six nations contre l’Angleterre, où étiez-vous ?

-Pierre Aylagas : « J’étais chez des amis. Justement. Quelle belle et grande victoire ! Car contrairement à ce que certains ont pu dire ou écrire, l’Angleterre a fait un très grand match. Dans l’actuelle équipe de France il y a une super génération. Fabien Galthié, joueur, puis entraîneur et sélectionneur très compétent, a une chance de tomber sur une telle génération ».

-Ouillade.eu : le mot de la fin, peut être ?

-Pierre Aylagas : « Plusieurs mots… Très sincèrement, tant au rugby qu’en politique je suis content de mon sort… et puis bien sûr j’invite tous les amis à venir à La Réserve, le samedi 2 avril, pour lever ensemble le verre de l’amitié, un verre de sangria que j’offrirai avec beaucoup de plaisir et de bonheur ».

 

Propos recueillis par L.M.