C’est désormais officiel : Antoine Parra, maire Divers-Gauche d’Argelès-sur-Mer, président de la communauté de communes Albères-Côte Vermeille-Illibéris, président du SCOT, l’a annoncé hier à son équipe : « Les Déferlantes, c’est fini ! ». Selon lui, il faut aussi voir dans cette décision – Qu’il semble avoir du mal à assumer pleinement – le couperet COVID-19…

 

 

Ouillade.eu l’avait annoncé en exclusivité dès la fin de l’été 2020, de source généralement bien informée, mais non autorisée.

Des contacts étroits et (dé)constructifs entre Antoine Parra et le nouveau maire de Céret, Michel Coste, laissaient envisager cette probable issue de secours, à savoir : le déménagement du festival Les Déferlantes de Valmy à Aubiry ; en somme, une histoire entre châtelains politiques.

Le 1er magistrat céretan, également président de la communauté de communes du Vallespir (environ 22 000 habitants), avait, dès le début du mois de décembre, entamé les négociations en profondeur pour accueillir comme il se doit les migrants du spectacle argelésiens, et ce en proposant aux élus communautaires concernés de prendre en charge lors d’un vote la compétence « événementielle » au sein de leur collectivité territoriale. Et comme il n’y a pas de fumée sans feu : Tout cela dev(r)ait être officialisé le 14 décembre dernier.

Antoine Parra, et c’est un secret de polichinelle, n’a jamais trop aimé Les Déferlantes. Une position majoritairement partagée par la population argelésienne permanente qui a toujours considéré, comme son maire, « Que ce festival n’était pas un événement vital pour Argelès-sur-Mer ». C’est vrai que pour ses habitants ce rendez-vous culturel populaire estival générait – de par sa date et son lieu – davantage d’inconvénients que d’avantages. Ce n’est pas la qualité du spectacle et des concerts que les Argelésiens clouaient au piloris, mais les complications et les hallucinantes servitudes engendrées pour, par exemple, ne serait-ce que se déplacer à l’intérieur du territoire communal pendant la tenue du festival. Quant aux organisateurs des Déferlantes, ils ne se sont jamais véritablement intégrés parmi les autochtones, et ce n’est pas peu dire.

« Vous pouvez remuer ciel et terre, chercher la moindre bébête pour justifier un prétexte à ce choix du maire, mais moi je reste convaincu que le souci qui l’anime c’est d’effacer ce que son prédécesseur* a mis en place. Point à la ligne », ironisait hier matin un sénateur remplissant son cabas sur le marché de plein vent.

Bref, la page est bel et bien tournée. Il faut maintenant attendre la décision (et la version) du nouvel homme fort de Céret et du Vallespir : Michel Coste.

 

L.M.

 

*Pierre Aylagas (PS)