FRENE 66
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Fédération pour les Espaces Naturels et l’Environnement – Pyrénées-Orientales
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Communiqué de Presse du 24 mai 2022

 

 

 

A Argelès « la naturelle », l’artificiel revient au galop

 

 

Le maire d’Argelès-sur-Mer, Antoine Parra, relance des projets de l’ancien monde où les collectivités pouvaient construire, artificialiser les sols et couper les arbres sans trop se préoccuper de l’environnement, des espèces et de la durabilité de l’économie.
Les associations de FRENE 66, soutenues par le Collectif Associatif pour la Sauvegarde du Patrimoine Argelésien. tentent de sauver le naturel et viennent de déposer deux recours en annulation devant le tribunal administratif de Montpellier. L’un dirigé contre la révision du Plan Local d’Urbanisme (PLU), l’autre contre un projet de lotissement démesuré dit du « Bois de la Sorède ».

 

 

Pendant que de nombreuses villes arborent leur centre ville, ici on coupe les arbres…
Pour satisfaire l’appétit des promoteurs, la municipalité n’a pas hésité à sacrifier le « Bois de la Sorède » le principal poumon vert de la commune.
Cet ensemble de chênes-lièges est un refuge pour bon nombre d’espèces protégées mais aussi un lieu de détente pour les argelésiens qui y pratiquent des balades apaisantes.
Déjà cinq hectares ont été illégalement défrichés. Une plainte pénale est en cours d’instruction et c’est grâce à la mobilisation des habitants que la majeure partie de ce bois a pu être épargnée. Jusqu’à quand ?

 

Au Château Valmy on se prépare encore à couper beaucoup d’arbres…
Le nouveau PLU entérine un déclassement invraisemblable de 48 hectares d’espaces boisés classés, principalement encore des chênes-lièges autour de l’emblématique site de Valmy. Sans véritable but avoué…
Le grignotage du béton est féroce …
Une quinzaine d’hectares de zone naturelle pour créer une nouvelle zone d’activités de l’autre coté de la voie rapide, une dizaine d’hectares dans les zones humides près du port pour permettre la construction de 250 logements, un bâtiment de 2 300 m2 sur le parking des plaisanciers sont encore au menu de l’urbanisme municipal.

 

Et au plus fort , une extension du port …
50 millions d’euros à la charge du contribuable pour 250 anneaux supplémentaires qui auront pour effet d’augmenter la pollution du littoral, des eaux du port et des alentours terrestres.
Alors même que l’érosion accélérée de la plage emblématique du Racou suscite une expertise judiciaire pouvant mettre en cause l’implantation du port (jugé illégal en son temps), son extension apparaît comme une véritable provocation pour les associations de défense du site.

La population d’Argelès-sur-Mer, avec les associations de protection de l’environnement, est en droit d’exiger de la municipalité une politique de prise en compte du réchauffement climatique et du risque de perte de la biodiversité et l’abandon de projets contraires et dévastateurs ».