Les premiers jours de la mise en place obligatoire du pass sanitaire à l’entrée des bars, brasseries, cafés et restaurants s’avèrent être une véritable catastrophe pour les professionnels de ces activités du secteur Tourisme

Le constat semble être unanime. Pire : nombre de ces professionnels envisagent très sérieusement et carrément de jeter l’éponge, de mettre la clé sous la porte, tant pour eux ce protocole demeure inapplicable dans les faits : « On perd un temps fou ! », s’inquiète l’un d’entre eux, à la tête d’un établissement réputé. « Nous avons déjà des problèmes avec le personnel manquant qui nous plombent la saison, voilà qu’on nous en rajoute une couche avec la clientèle que nous devons contrôler, « fliquer », c’est à se demander si cela vaut encore le coup d’exercer nos métiers. Très sincèrement, ce nouveau protocole qui nous oblige à quémander le pass sanitaire, à suspecter celles et ceux qui nous le présentent, ça ne correspond pas à l’idée que je me fais encore de la profession. Traditionnellement, les gens viennent chez nous se mettre à table pour passer un grand moment de convivialité, pour « se lâcher » le temps de leurs vacances, là avec ce pass sanitaire nous sommes devenus des douaniers alimentaires, on leur casse les vacances et moi ça me fend le coeur ! Imaginez que vous êtes obligés de refouler des consommateurs en pleine saison estivale. Ils arrivent pour se détendre et parce qu’ils n’ont pas le pass sanitaire vous les refusez, vous leur dîtes : désolé ! ».

A Argelès-plage, lundi soir, avant-hier, premier jour de la mise en place de ce « fameux » pass sanitaire, les restaurateurs et cafetiers estiment avoir perdu entre 30 et 60% de la clientèle.

 

L.M.