Sur les parkings du front-de-mer d’Argelès-plage, c’est l’anarchie totale concernant le stationnement des camping-cars, nuit et jour… alors que la station balnéaire la plus populaire du Roussillon continue de s’afficher en tant que « Capitale européenne de l’hôtellerie de plein air »… avec une cinquantaine de campings au casting. Un comble !

Un comble, d’autant plus qu’on ne peut imaginer une seule seconde que cet état des lieux, qui n’honore ni la Municipalité d’Argelès-sur-Mer ni le secteur local du Tourisme, ne peut se faire sans « l’amicale complicité » des propriétaires de camping, ou pour le moins sans que ces derniers ne ferment les yeux sur ce phénomène : c’est « VIP et totalement gratis, pour les camping-cars,  alors que dans les établissements c’est en moyenne une quinzaine d’€uros… ». Cherchez l’erreur.

« Dans cette démarche, déplore Hubert Levaufre, chef d’entreprise et vice-président de l’OTI Pyrénées-Méditerranée, il n’y a que des perdants, rien qui honore, ni la Municipalité, ni l’image du tourisme, ni les responsables locaux de l’Hôtellerie de plein air… Pourquoi payer ce qui peut être gratuit ?… ».

Dans une Lettre Ouverte adressée aux institutionnels, Hubert Levaufre s’insurge : « Je ne peux que constater que le territoire de la commune d’Argelès-sur-Mer est devenue en quelques semaines, la loi de la jungle des papy boomers ! Cela est d’autant plus regrettable, qu’il y a des lois en la matière et qu’il serait bien de rappeler qu’il faudrait les faire appliquer. Ces débordements incontrôlés, sont aussi dommageables pour certaines de nos petites communes qui avaient elles-aussi, fait le choix d’investir dans des accueils spécifiques ».

 

L.M.

 

Hubert Levaufre : « C’est totalement open, même la nuit pour les camping-cars ! Ici, l’entrée du parking du Racou, à hauteur de l’hôtel Oasis ; un secteur comme celui du port ouvert et totalement VIP pour les camping-cars… Dans la capitale européenne du camping que se targue d’être la commune d’Argelès-sur-Mer, personne n’imaginerait que cela n’ait pu ce faire sans concertation avec la profession ? Eh bien, on ne sait pas !  (photo @H.L.)