Contrairement à ce que (presque) tous les médias nationaux ont balancé et matraqué toute la journée d’hier dimanche, premier jour de la mise en place dans les P-O de l’arrêté préfectoral imposant aux cafés-bars-brasseries-restaurants-sandwicheries (McDo et Kébabs compris) une fermeture à 23h jusqu’au 2 août, l’arrêté pris par le Préfet Etienne Stoskopf n’impose pas de couvre-feu !

A partir de 23h, on peut continuer de se balader en front-de-mer, de courir, de jouer et de s’allonger sur la plage, faire du lèche-vitrine dans les allées piétonnes, conter fleurette sur un banc public dans le bois des pins, et ce 24H/ 24. No limit.

Ensuite, on notera l’incompétence de ces mêmes médias parisiano-parisiens lesquels, visiblement, ont du mal à assimiler qu’un arrêté préfectoral cela concerne l’ensemble d’un territoire départemental donné et pas uniquement une ou deux communes, une ou deux stations balnéaires, etc.-etc. Pourquoi braquer indéfiniment les projecteurs uniquement sur Argelès et Canet, comme s’il s’agissait là des deux seules résidences estivales du virus COVID-19 & variants ?…

Enfin, nous n’en voudrons pas au commentateur patenté dominical qui a baptisé les « Pyrénées-Orientales » du nom folklorique « Pyrénées-Occidentales »… C’est bien connu, la géographie n’a jamais été un point fort des connaissances journalistiques. Passons.

Le décor planté, revenons à nos moutons.

Hier soir, premier jour de galère pour les cafetiers et restaurateurs de la station, on a assisté cinq minutes avant la fermeture de leurs établissements à des scènes pour le moins cocasses.

Ainsi, par exemple, on a vu des cafetiers distribuer des gobelets en plastique ou en carton à leurs clients, afin que ces derniers puissent continuer de consommer sur le sable ou en marchant les boissons payées mais non terminées sur place !

Mais le spectacle le plus surréaliste, conséquence directe de ces fermetures de bars et restaurants avancées à 23h (au lieu de 2h du mat’), c’était de déambuler en plein été et sous 27° au milieu de terrasses vides, parce que fermées et interdites à toute consommation, comme si, finalement, il s’agissait d’un couvre-feu qui ne porte pas son nom. Bonsoir tristesse !

Mais si c’est à ce (très cher) prix-là que nous devons en passer pour revivre pleinement comme avant… Une amie infirmière m’avouait que, dans le courant de la semaine dernière, avec d’autres consœurs, réquisitionnées (en dehors de leurs heures de travail) pour effectuer des tests PCR dans un centre de vaccination, sur les 300 tests effectués : 153 étaient positifs. Que des touristes. Bref, on n’est pas sorti de l’auberge… catalane.

L.M.