Olivier Habermacher, Bernard Fourcade, Laurent Gauze, Brice Sannac, Marc Badia et Patrick Pienne

 

L’idée était d’aller sur le terrain, à la rencontre des professionnels de la restauration, et ce au lendemain du changement d’horaire du couvre-feu qui permet désormais, depuis le 9 juin, aux établissements de rester ouverts jusqu’à 23h (contre 21h auparavant). Deux heures de gagner sur la crise sanitaire liée au COVID-19, mais deux heures qui permettent surtout aux restaurateurs d’assurer enfin un service du soir !

 

Les masques ont été retirés pour la photo (ici en terrasse du bar-brasserie-restaurant La Réserve)

 

C’est donc sur ce tempo que Bernard Fourcade, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie des Pyrénées-Orientales (CCI’66), Brice Sannac, tout-nouveau président de l’Union départementale des Métiers de l’Industrie Hôtelière des P-O (l’UMIH’66) et Laurent Gauze, vice-président de la CCI’66 (et vice-président de Perpignan-Métropole), se sont retrouvés hier en début de soirée en terrasse de La Réserve de Sally, Joël et Cyril, à Argelès-plage, où les attendaient l’incontournable Marc Badia, LE légendaire et historique manager de la station – on se souvient grâce à lui des grandes saisons estivales de gloire de l’Office municipal d’animation d’Argelès-sur-Mer -, Patrick Pienne, président de l’association des artisans et commerçants du centre-plage (AACP), Chichi, vice-président de ladite association, influenceur des nuits de la côte en Pays catalan, et Olivier Habermacher (hôtel Acajou – à la tête d’entreprises et d’organisations évoluant dans le Tourisme et la promotion hôtelière).

 

Sur la terrasse du « Solazzo » avec Joffrey Aragon

Grande discussion avec Mehdi Benguedach du restaurant « La Maison » au coeur des allées piétonnes

 

Avec ces guides argelésiens de premier choix, la délégation, dans une ambiance des plus décontractée, s’est ensuite rendue dans plusieurs établissements de la célèbre station balnéaire pour prendre le pouls de la profession. Une succession de rencontres très instructive qui a permis, notamment, à nombre de restaurateurs d’exprimer inquiétude et malaise à propos des difficultés à recruter du personnel : « On manque de bras ! Alors que la sortie de crise s’annonce sous les meilleurs auspices ! C’est un paradoxe fâcheux et préoccupant qui risque de mettre à mal nos affaires (…) ».

Tandis qu’un commerçant annonçait que cet été il serait obligé de fermer une salle de son établissement « par manque de main d’oeuvre », un autre confirmait ce propos effarant : « Je suis obligé de faire revenir deux barmen pendant leur jour de repos car je ne trouve personne pour assurer en salle. En vingt ans, je n’ai jamais vécu ça et, surtout, je n’aurais jamais imaginé en arriver là un jour ! ».

 

Bernard Fourcade, Laurent Gauze, Patrick Pienne, Mehdi Benguedach, Brice Sannac et le restaurateur Noredine Bensalem (« L’Essentiel »)

 

Tour à tour, Bernard Fourcade, Brice Sannac et Laurent Gauze ont tenté d’apporter des réponses, d’évoquer des pistes – comme un CDI pour travailleurs saisonniers – se voulant rassurant tout en comprenant le malaise de la profession (qui touche également d’autres secteurs de l’activité économique, comme l’agriculture). Les discussions ont été très pointues,

Marc Badia a émis l’idée « de signer des accords bilatéraux avec des pays comme la Tunisie ou le Maroc, pour permettre à une jeune main d’oeuvre déjà formée et parlant notre langue, qui ne souhaite que venir travailler chez nous ; nous pourrions leur proposer des contrats de quatre mois, correspondant à la saison estivale… On ne peut plus rester comme ça. Il y a urgence à trouver des solutions. Le temps n’est plus à chercher, il faut trouver ! Sinon des établissements vont être obligés de mettre la clé sous la porte, pas par manque de clients, mais par absence de personnels. C’est un comble, une anomalie qui doit tous nous alarmer ».

CCI’66 et UMIH’66 – dont le président Brice Sannac a déjà fait énormément depuis son élection récente à la tête du syndicat professionnel en interpellant les décideurs jusqu’au sommet de l’Etat ; il a été le premier à tirer la sonnette d’alarme concernant l’emploi des saisonniers -, ont entendu les divers messages exprimés. Et, surtout, d’assurer un suivi auprès des acteurs locaux du tourisme pour les tenir au courant de leurs diverses démarches, aussi bien au niveau régional que national.

Ils ont d’ailleurs promis de revenir rapidement pour se rendre dans d’autres établissements.

 

A « La Bodega del Joker » (restaurant et bar… labellisé USAP), derrière le comptoir s’il vous plait : Bernard Fourcade, Laurent Gauze et Brice Sannac entourés par Etienne et Donald les propriétaires des lieux

 

Patrick Pienne et Brice Sannac entourant les gérants du « Bistrot and C° », Allison Thomas et son papa Roland

 

Véro (boutique prêt-à-porter « Vipère »), Patrick Pienne, Hugues du « Wantilan Café », l’une des institutions de la station, et Brice Sannac.