Depuis des décennies, chaque hiver notamment, depuis notamment l’aéroport de Perpignan-Rivesaltes-Méditerranée, la Principauté d’Andorre est fréquemment rendue inaccessible par la fameuse RN-116 à cause d’éboulements qui régulièrement obstruent toute liaison routière entre la plaine du Roussillon, le littoral et donc l’Andorre via les stations de ski des Pyrénées-Catalanes…

Cela fait donc des années que ce scénario catastrophe (pour l’économie de la montagne et de la Principauté) rythme le quotidien de dizaines de milliers de personnes.

A ce jour, aucun(e) parlementaire, de Droite (Jacques Farran/ PR – François Calvet/ PR/ UMP/ LR), de Gauche (Christian Bourquin/ PS – Ségolène Neuville/ PS), du Centre et d’Ailleurs (Laurence Gayte/ LaREM) ailleurs, élu(e) sur cette 3e circonscription des P-O n’a réussi à obtenir les crédits nécessaires pour la réhabilitation de cet axe routier, vital pour l’Andorre ainsi que pour le développement et le maintien des services publics en Cerdagne-Capcir. Même lorsque leur mandat de député s’inscrivait dans la Majorité aux commandes du Gouvernement, ils ont tous et toutes échoué(e)s.

Pourtant, le député Jacques Farran avait sa résidence secondaire préférée sur le golf de Puigcerda… Pourtant, la député Ségolène Neuville a été ministre, Secrétaire d’Etat… Pourtant, l’actuelle députée Laurence Gayte s’inscrit dans la majorité du Premier Ministre, un certain Jean Castex qui fut maire de Prades-en-Conflent, commune située dans la 3e circonscription, sur la route qui mène de Perpignan à… la Principauté d’Andorre ! Et vice-versa. Pourtant, le député François Calvet a été élu et réélu à trois reprises sur cette 3e circonscription, ce qui lui laissait largement le temps d’entamer une grève de la faim devant la porte du ministère des Transports, etc.-etc.

Alors, face à un tel bilan, on peut comprendre les ras-le-bol des Andorrans qui souhaitent sortir de cet enclavement politico-financier, de cet isolement routier, soucieux de ne plus dépendre d’un Pays Catalan inerte et visiblement insensible à leur problématique.

Car il ne suffit pas de sauter sur son fauteuil de député tel un cabris en criant « LA 116, La 116 !… » pour faire avancer le Schmilblick !

Dans les années 80, un certain Jacques Coupet, alors maire de Canet-en-Roussillon, avait envisagé de construire un téléphérique pour relier sa station balnéaire à… la Principauté d’Andorre. Il avait même parié sur la réalisation d’une technopôle entre Perpignan et Canet-en-Roussillon, qu’il avait déjà baptisée sur le papier « Latitude… 42 » ! Un sacré visionnaire, avec une hotte municipale bien remplie.

« 42 », cela ne vous rappelle rien ? Sacré Père (Noël) Coupet ! Mais bon, ça c’était dans le monde d’Avant, il y a quarante ans…

 

L.M.