(Communiqué)

 

Nasser Nouali* et Abdellah Krouk du Groupe de travail à l’article 1er de la Constitution du 4 octobre 1958 communiquent…

 

Lettre ouverte,

MM. le Président de la République Française, le Premier Ministre, Mmes la ministre des Armées, la secrétaire d’État aux Anciens combattants, Mmes, MM, les élus de la République, les représentants de l’Etat, citoyennes et citoyens français,

Pourriez-vous être vigilants sur le vote des députés et des sénateurs, de l’Assemblée Nationale et du Sénat, concernant le projet de loi du gouvernement, qui doit être promulgué par Emmanuel Macron, Président de la République, sur la reconnaissance et la réparation des citoyens Français anciens combattants Harkis et leurs familles, qu’il soit bien inscrit dans le texte « Citoyens Français » et non pas les qualificatifs : « Français musulmans, rapatriés d’origine nord-africaine, supplétifs etc.- etc. ». Une loi doit être conforme à l’article 1er de la Constitution du 4 octobre 1958, la Laïcité loi de 1905 et la loi sur le Séparatisme et ne doit faire l’objet d’aucune entorse.

En effet, les anciens combattants harkis et leurs familles ont été volontairement qualifiés de « supplétifs » ; alors qu’ils sont titulaires de la carte de combattants comme tout leurs frères d’armes de l’ONACV), de Français musulmans, de Rapatriés d’origine nord-africaine… et ensuite les enfants de filles et fils de Harkis depuis plusieurs décennies.

Cette sémantique, ce vocabulaire, ces éléments de langages, qui sont contraire aux textes fondamentaux de notre République – article 1er de la Constitution de 1958 et la Laïcité loi 1905, la loi contre le Séparatisme -, ont été voulus et délibérés, à l’époque, afin de les mettre hors citoyenneté pleine et entière, avec un ostracisme carabiné (statut d’apatride, concentration dans des camps d’internement militaires, des baraquements, dans des hameaux forestiers, non accès à l’école de la République et atteinte à la liberté d’aller et venir).

Nous devons corriger cette erreur identitaire, la composante anciens combattants harkis et leurs familles sont des citoyens Français par héritage et par le sang versé.
Ils sont les enfants de la République et la première des justices est de les nommer, les désigner, comme tel, comme « des citoyens Français » à part entière qu’ils sont.

Voilà l’essence même, la colonne vertébrale, le fil conducteur de la reconnaissance et de la réparation demandé.
Une cohérence totale avec les piliers de la République.
Tous les mots ont un sens ».

 

*Nasser Nouali, par ailleurs président de l’association Les Harkis et la République.