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Jean-Paul Alduy (UDI), président de Perpignan Méditerranée Communauté d’Agglomération (l’Agglo PMCA).

Ouillade.eu : Jean-Marc Pujol, votre successeur dans le fauteuil de maire de Perpignan, vient d’annoncer qu’il est candidat à sa propre succession aux élections municipales de 2014… Vous retrouvera-t-on à ses côtés ?

– Jean-Paul Alduy : Récemment, et la presse locale s’en est fait écho, j’ai dit qu’à cette occasion « je ne m’interdisais rien »… Immédiatement, cela a donné lieu à des suppositions, à des interprêtations diverses, à des calculs politiciens autour de stratégies totalement infondées, de ma part en tout cas. Je m’interdis d’être « tête de liste » aux prochaines municipales, en revanche, je ne m’interdis rien dans cette future échéance électorale.

Que ce soit clair, il n’a jamais été question que je monte une liste contre Jean-Marc Pujol, ou que je soutienne une liste contre lui ! Jean-Marc a environ dix-huit mois pour rassembler, je l’aiderai bien sûr dans cette mission s’il le souhaite.

Il y a un projet municipal, que j’ai porté pendant vingt ans, je souhaite qu’il aboutisse.

Ce projet consiste à moderniser Perpignan, à faire le pari de la culture et de l’économie pour qu’elle prenne une autre dimension, qu’elle renvoie de notre ville une autre image, et à partir delà valoriser tous ses atouts avec l’arrivée du TGV. Car je persiste et je signe, placer Perpignan à moins d’une heure d’un aéroport, celui de Barcelone, qui accueille bon an mal an 35 millions de passagers, sera une chance formidable pour Perpignan pour relever les nombreux défis qui nous attendent. A moins de 55 minutes nous serons connectés au monde entier grâce à Barcelone !

Nous avons toutes les conditions nécessaires qui seront réunies pour réussir, à nous de les dynamiser.

Mais, et ne l’oublions jamais, les « conditions nécessaires » ne sont pas forcément les « conditions suffisantes ». Il faut apprendre et savoir mobiliser tout le monde, entraîner toutes les couches de la société. Car le développement d’un territoire dépend aussi d’une dynamique sociale, d’un projet collectif partagé. C’est pour cela que j’ai tenu à mettre en place cette association baptisée « Club Perpignan-2020″…

Ouillade.eu : Pourquoi un Club Perpignan-2020, justement ?

– Jean-Paul Alduy : Parce qu’il est temps que la nouvelle génération, celle des « quadras » et des « quinquas », accède aux responsabilités publiques. Il faut que la nouvelle génération s’installe aux commandes de la Ville. Il faut arrêter le cumul des mandats et son corollaire, les luttes de clan !, qui ont freiné le développement de notre territoire.

Cette association, « Perpignan-2020 », met donc en avant la nouvelle génération, Romain Grau en est un très bon porte-parole.

Il nous faut rassembler la matière grise, les capacités d’initiatives pour construire un projet fédérateur de société. Un projet, ce n’est pas seulement « propreté » et « sécurité », c’est aussi la Culture, la Recherche, les Filières, le Développement économique… C’est construire des intercommunalités puissantes et fédératrices, suffisamment fortes pour qu’elles soient capables de mettre en oeuvre ces vrais projets.

Que ce soit clair, je ne rentrerai pas, ici ou ailleurs, dans le débat politicien ! Je veux être « un passeur ». Je veux passer le relais à la nouvelle génération.

Ouillade.eu : Comment avez-vous réagi à l’annonce faite par Mme la ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Christiane Taubira, d’abandonner, pour des raisons budgétaires, votre projet de réalisation d’une Cité judiciaire dans le nouveau quartier du Centre-du-Monde ?

– Jean-Paul Alduy : Cela fait quinze ans, quinze ans !, que c’est urgent et que l’on laisse travailler magistrats et fonctionnaires dans des conditions indignes, dans un palais délabré, sans parler des justiciables qui y sont appelés…

Les parlementaires UMP, dont j’étais, ont obtenu de Rachida Dati, alors ministre de la Justice, que les études soient lancées. Puis, Michèle Alliot-Marie, qui lui a succédé sur ce dossier, a mis en place un premier budget pour cette opération.

Aujourd’hui, alors que la consultation est arrivée à son terme, voilà que le nouveau gouvernement socialiste remet en cause un projet indispensable, urgent, pour des raisons purement idéologiques : le partenariat « public/ privé » serait honteux, alors qu’à l’autre bout de la France, à Lille, Mme Martine Aubry a fait son stade entièrement selon un partenariat « public/ privé »… A cause de cette décision, irresponsable !, nous allons perdre au minimum deux ans.

Cela est d’autant plus regrettable et scandaleux, que la formule du partenariat « public/ privé » assure la transparence des coûts, la sécurité technique, la sécurité financière (car nous savons exactement ce que cela va coûter pendant 30 ans)… J’espère, en tout cas c’est le voeu que je formule, que les parlementaires PS de notre département réussiront à inverser la vapeur, c’est-à-dire à convaincre Mme la ministre de la Justice de revenir sur sa décision.

Ouillade.eu : Serez-vous présent le dimanche 21 octobre 2012, à la Mutualité, à Paris, pour le lancement du nouveau parti politique fondé le 18 septembre dernier par Jean-Louis Borloo, votre ami, l’Union des Démocrates Indépendants (UDI) ?

– Jean-Paul Alduy : Bien sûr que oui. J’y serai !  Je ferai même parti des membres fondateurs de l’UDI.