Le député Jacques Cresta sur le terrain, à la rencontre d’artisans et de commerçants du quartier du Vernet.

Ouillade.eu : Quatre mois après votre élection à la députation dans la 1ère circonscription des Pyrénées-Oroentales, quelles sont vos impressions sur la fonction ?

– Jacques Cresta : « C’est une fonction avec la conception de la fonction que j’ai, qui est contraignante, dans la mesure où il s’agit de faire les lois et de contrôler ensuite leur application sur le terrain. C’est ma conception de la fonction et c’est pour cela que je suis au contact des gens, de tous les gens, qu’il s’agisse de commerçants, d’artisans, de chefs d’entreprise, d’employés, de mères au foyer ».

Ouillade.eu : Un grand débat interne agite les socialistes au plan national, c’est le cumul des mandats (1). Quelle est votre position sur la question ?

– Jacques Cresta : « Je prends toujours les paroles de Georges Frêche qui disait « il faut avoir les pieds dans la glaise et la tête dans les étoiles »… Je suis favorable à la possibilité de pouvoir concilier un mandat national avec un mandat local dans l’exécutif. Un mandat national doit être irrigué par le ressenti du terrain, les joies, les peines, les difficultés des uns et des autres, etc. Un élu national ne peut pas être un élu hors sol ! A fortiori quand il doit venir contrôler sur le terrain si les lois qu’il vote sont bien faites, applicables ».

Ouillade.eu : Existe-t-il un créneau qui vous séduit davantage qu’un autre, dans l’exercice de ce mandat de député ?

– Jacques Cresta : « Durant les deux premiers mois de mon mandat, j’ai reçu toutes les forces vives, j’ai rencontré un maximum de chefs d’entreprise du département. Cela a été ma priorité, comme d’essayer de mieux comprendre les problèmes transfrontaliers auxquels notre économie départementale est confrontée quotidiennement. Ce sont là, l’économie et le « transfrontalier », deux éléments forts de mon travail de parlementaire à Paris. Le « transfrontalier » que nos entreprises locales subissent tous les jours, se traduit par une concurrence manifestement déloyale de sociétés espagnoles, dans le bâtiment notamment, mais il y en a d’autres : par exemple la mobilité de travailleurs employés dans des entreprises qui sous-traitent avec des patrons polonais au mépris des règles sociales et salariales qui existent dans notre pays. J’ai décidé de m’engager auprès de nos PME pour les aider, afin que le droit européen soit respecté dans son application. Oui à une Europe ouverte, non à une Europe offerte ! « .

Ouillade.eu : Que vous inspire le climat politique perpignanais à droite ?

– Jacques Cresta : « Un beau désordre ! Un désordre et une sacrée confusion issus de stratégies personnelles, à mille lieues des problèmes quotidiens des Perpignanais que je rencontre tous les jours. Les politiciens perpignanais de droite ne savent qu’agiter une politique de la peur… Je pense qu’il faudra tourner la page en 2014, dans l’intérêt des Perpignanais. J’en suis même convaincu. Il y a de très fortes attentes dans la population perpignanaise de ce que la gauche peut représenter, peut apporter, peut changer, en un mot c’est l’alternative. Il ne faut pas se tromper sur les attentes et ne surtout pas penser que c’est déjà fait, que c’est déjà gagné, que c’est acquis. Le changement se construit jour après jour, il faut changer, modestement, mais durablement ! Il y a de quoi faire. Quand je vois le Jardin d’enfants du Champs-de-Mars, que des cailloux et puis c’est tout, je m’interroge… En revanche, côté affichage, côté panneaux municipaux pour annoncer par exemple des réhabilitations qui tardent à arriver… ».

(1) Jacques Cresta est également vice-président de la Région Languedoc-Roussillon, en charge des lycées.

– Jacques Cresta, député des P-O, permanence parlementaire : 11, avenue Pierre Cambres à Perpignan (66000), tél. 04 68 80 15 00, fax. 04 68 51 76 49 et par courriel jacquescresta.depute@gmail.com