Dyna nous a quittés. Elle est décédée, hier, à Perpignan, des suites d’une longue maladie. Une cérémonie aura lieu demain mercredi 3 décembre 2014, à 9h 30, à la cathédrale Saint-Jean de Perpignan (si vous y allez, n’emportez avec vous qu’une seule fleur, un lys blanc ou une rose jaune, de préférence).

Celles et ceux qui ont eu la chance de l’approcher, de la rencontrer, de partager un moment de convivialité avec elle, de ressentir à ses côtés sa façon inimitable d’exprimer sa profonde proximité spirituelle, n’oublieront jamais, jamais !, ses bruyants éclats de rire, sa voix rauque.

Elle était curieuse de tout, de tous. Elle avait la foi de la vie. Elle enjambait avec sa tête tous les excès, elle parcourait tous les rythmes, une coupe de champagne définitivement scotchée à l’une de ses mains, ou un verre d’un précieux whisky déniché au fin fond du Japon (et qu’elle vous offrait volontiers avec une étiquette de l’année de votre date de naissance !). Eh oui, elle était comme ça, notre belle Dyna.

Elle organisait des vernissages confidentiels, dans son salon, dans sa salle à manger, dans son couloir… bref, dans les sous-sols de la discothèque l’Uba, à Perpignan, où, pendant des années, elle a vécu et survécu, elle a habité également, en aménageant le premier loft sous terre ! Mais elle avait réussi à y faire entrer la lumière, en l’inondant de ses soleils, levant et couchant. C’est là, devant des amis et des relations triées sur le volet, « en famille », qu’elle dévoilait ses tableaux mediumniques, ses œuvres lumineuses et luminescentes qui à chaque fois faisaient le plaisir de nos yeux et le bonheur de nos âmes.

Du plus loin que chacun de ses proches s’en souvienne, Dyna n’a jamais prononcé une méchanceté sur une quelconque célébrité locale. Elle était source de joies. Elle valait la joie, auteure d’une douce inspiration et profonde mansuétude pour illustrer des défis invraisemblables qui n’avaient pas fini de nous étonner.

Quand elle s’absentait de ce Pays catalan qu’elle avait – et qui l’avait – adopté, c’était pour aller quelque part en Bretagne, ou en Normandie, ou entre, dans le Calvados, berceau de certaines de ses extravagances et recherches scientifiques laborieuses, aux sources dont ne sait quel alambic. Mais elle en revenait toujours avec des idées à (nous) mettre en bouteille, généreuse, remplie de réalisme et d’optimisme.

Elle était sans cesse en train de scruter le monde, en permanence en éruption pour comprendre, pour saisir, elle épluchait la Terre et le ciel, alternant les rivages de l’humour et ceux de l’aventure. Dyna était d’un tempérament volcanique, tout simplement. Elle avait la peinture, les étoiles, les amis, et ses deux fils bien sûr, dans la peau.

Adieu merveilleuse Dyna !

La rédaction de Ouillade.eu présente ses sincères condoléances à ses fils, David et Jean-Luc Bréant, à leurs familles, à ses proches.

Vous pouvez consulter ses sites : Dynachannel.com ou Peinture-spirit-dyna.fr