1998 : aux côtés de Denise TORREILLES, Marie-Cécile PONS (élue représentant le Conseil Général de l’époque), Christine MAUDET-PAGNON… et, bien sûr, naturellement, André BONET.

L’académicien le plus connu et le plus apprécié des Français s’est éteint dans la nuit de lundi à mardi à l’âge de 92 ans.  C’est par ces mots bouleversants postés sur sa page facebook, qu’André BONET, président du Centre Méditerranéen de Littérature (CML) a réagi tôt ce matin lorsqu’il a appris la mort de son ami: «  Merci Jean pour tout ce que tu m’as offert. Sans toi le CML ne serait pas ce qu’il est devenu aujourd’hui ; sans toi et Hervé Bazin le Prix Méditerranée n’aurait jamais existé. Venise est dans mon cœur depuis plus de 30 ans grâce à toi. J’y étais il y a  quelques jours encore, tu le sais. Je reviendrai plus  longuement sur « notre histoire ». Je donnerai rendez-vous à tous tes amis de Perpignan dans les prochains jours à la Bibliothèque Jean d’Ormesson de Perpignan pour te dire un dernier Adieu Merci pour tout Jean. Je t’embrasse. »

L’histoire commence en 1985. Trois ans après la création du Prix Méditerranée. Le jury du Prix Méditerranée se met en place. Jean d’Ormesson figure aux côtés d’Hervé Bazin, Emmanuel Roblès, Jacqueline de Romilly ou encore Edgar Faure, Fernand Braudel, PPDA et Maurice Rheims parmi les membres fondateurs de ce prix littéraire qui fait rayonner Perpignan depuis plus de 30 ans. Jean d’ORMESSON aura consacré sa vie à l’écriture de romans et d’essais. On ne compte plus les fois où Jean d’ORMESSON est venu à Perpignan parler de ses livres. De la présentation de  La Douane de Mer, Le bonheur à San Miniato, Histoire du Juif errant ou encore La Douane de mer, C’était bien et Voyez comme on dance, ses déplacements faisaient le bonheur des lecteurs. Ici tout le monde l’aimait et aimait ses romans. Il a présidé pendant de nombreux années le jury du Prix Méditerranée avant de passer la main en 2007 à l’académicien Dominique FERNANDEZ. Il aimait dénicher des talents pour le prix Méditerranée comme Jean-Christophe RUFIN, Hector BIANCIOTTI ou  encore Jean THUILLIER et Philippe Le GUILLOU.

Une bibliothèque a été baptisée de son nom au Moulin-à-Vent le 24 mai 1994 , en présence de Tahar BEN JELLOUN et Ismaël KADARé, deux grands noms de la littérature méditerranéenne.

Le CML rendra hommage, prochainement, à un de ses plus illustres pères. Son nom restera à jamais gravé dans l’histoire littéraire française et méditerranéenne. Ici, ceux qui ont eu le privilège de la croiser ne l’oublieront jamais.

 

1993 : avec Jacques TOUBON, alors ministre de la Culture, pour la remise du Prix Méditerranée à Juan GOYTOSOLO.

 

1994 : au restaurant L’Almandin, à Saint-Cyprien, entouré entre autres du chef-cuisinier Jean-Paul HARTMANN, de Guy LORMAND, P-DG du Groupe hôtelier familial Roussill’Hôtels, et toujours d’André BONET, lors d’un Table d’Honneur pour la remise du Prix Méditerranée à Tahar BEN JELLOUN.

 

1991 : le docteur René MARQUES, alors président du Conseil Général des Pyrénées-Orientales, remet la Médaille du Département à Jean d’ORMESSON… Un très grand moment d’émotion !