Ce qu’il convient d’appeler « l’affaire Gigot » a secoué le département des Pyrénées-Orientales (et pas que les milieux sportifs) et le monde treiziste. C’est l’affaire de la suspension prononcée à l’encontre de l’un des joueurs phares des Dragons Catalans et du XIII de France.

Tony GIGOT a fait l’objet d’une suspension de deux matches prononcée par l’Agence française de lutte contre le dopage. Il était défendu par Maître Philippe CAPSIE. C’était un dossier sensible, qui a vu la FFR XIII s’opposer violemment à l’AFLD.

Tony GIGOT, bien que ses tests furent négatifs, a écopé d’une sanction de deux ans de suspension de toutes compétitions « pour outrage et propos déplacés à l’encontre des agents contrôleurs ».

En intégrant tout-récemment le Conseil d’administration des Dragons catalans, Farid BELACEL, docteur en Droit, enseignant à l’Université Perpignan Via Domitia (l’UPVD) et Directeur juridique auprès d’Alain FERRAND maire du Barcarès, s’est penché sur le dossier, puisque justement sa première mission concerne l’examen des dossiers contentieux et les litiges.

Farid BELACEL a donc repris tout le dossier… et  il a trouvé la faille : un vice de forme d’ordre constitutionnel qui affectait la décision rendue par l’AFLD ! Car c’était sans compter sur le fait que le jeune Farid BELACEL a fait sa thèse de doctorat sur cette matière juridique là.

En effet, il s’est aperçu immédiatement que la procédure qui a abouti à la sanction « ne respecte pas le principe d’impartialité, dans la mesure où les autorités de poursuites et de jugement ne sont pas séparées au sein de l’AFLD ».

C’est cet axe là de défense que Farid BELACEL a d’ailleurs suggéré à Maître Philippe CAPSIé de mettre en avant et qui a abouti à la suspension de la sanction prononcée contre le joueur.

Tony GIGOT est le premier a bénéficier de ce vice de forme. C’est une grande victoire pour lui, son club, Les Dragons Catalans, et le rugby à XIII.