Comme Argelésien, on n’a pas à se réjouir de la situation dans laquelle se trouve Antoine PARRA, que la justice vient de sanctionner en ordonnant la démolition d’une construction illégale dans sa propriété familiale… à travers lui on éclabousse Argelès-sur-Mer et cela me désole.
Je ne commente pas un jugement. La loi est la même pour tout le monde. Et c’est heureux.
Un élu, et particulièrement un maire, doit être exemplaire, irréprochable, au-dessus de tout soupçon. Aujourd’hui, suite à ce jugement, dans l’opinion publique, certaines décisions d’urbanisme de l’actuelle municipalité apparaissent au grand jour obscures, inexplicables, incompréhensibles. Un doute s’est installé, avec son lot inévitable de suspicions et de rumeurs. Evidemment que cela pose problème.
M. PARRA connaissait les règles d’urbanisme, puisque elles lui avaient été accordées sous certaines conditions, très encadrées, en ce qui concerne ici l’obtention de son permis de construire : transformer un casot de 40m² en gîte touristique uniquement, dans l’existant, mais certainement pas en une résidence principale d’une centaine de mètres carrés avec piscine. Tout était illégal, il le savait. C’est ce que nous apprennent les attendus du jugement le concernant. S’il avait respecté le permis de construire, aujourd’hui il n’en serait pas là. C’est aussi simple que cela.
Dès lors, comment peut-il déclarer dans le journal local daté de ce vendredi 13 avril 2018, je le cite : « Je suis droit dans mes bottes et propre ! ». Personnellement, je ne remets pas en cause ces propos, car je n’imagine pas le contraire un seul instant. Mais alors, pourquoi M. PARRA a-t-il tenté de régulariser cette situation illégale, par diverses interventions à la communauté de communes Albères-Côte Vermeille-Illibéris ? Tout le village en parlait, en parle encore, et n’a pas fini d’en parler, contrairement à sa garde rapprochée qui ose s’asseoir sur la décision de justice en disant : « Demain tout sera oublié »

 

Qui vise M. PARRA lorsqu’il répond à une journaliste « Je perturbe ceux qui sont accrochés au pouvoir » ?  S’il vise Pierre AYLAGAS, l’ancien député-maire  d’Argelès-sur-Mer et actuel président de la communauté de communes, celui rappelons-le qui lui a offert le poste de maire sur un plateau d’argent, sans passer par le bulletin de vote des Argelésiens, alors qu’il le dise. Qu’il s’en explique. Quant on est en charge d’un mandat de la République on ne peut pas tenter de faire diversion par de tels propos.

Ou Antoine PARRA en a trop dit, ou justement il n’en a pas assez dit. Il doit maintenant s’expliquer devant les Argelésiens. Ces derniers ont le droit de savoir. Qui cherche à l’abattre ?, puisque selon lui, je le cite encore : « Je suis un homme à abattre parce que je perturbe ceux qui sont accrochés au pouvoir (…) ». L’équipe municipale doit exiger d’Antoine PARRA qu’il clarifie la situation au plus vite, car ces propos enveniment un climat local déjà suffisamment délétère. Aujourd’hui, M. PARRA  est face à ses responsabilités, qu’il les assume jusqu’au bout. Et qu’il en tire toutes les conséquences. C’est tout ce que les Argelésiens lui demandent ».

 

Charles CAMPIGNA, ancien adjoint de la Ville d’Argelès-sur-Mer.