Sous ce titre, voici la réponse de l’association Port-Vendres et les Port-Vendrais, suite au courrier d’Eric MASCLE adressé au maire de Port-Vendres (Jean-Pierre ROMéRO/ LR) et que nous avons publié dans ces mêmes colonnes.

« C’est une nouvelle version de « la valise ou le cercueil » qui est décrite par le maire de Port-Vendres, Jean-Pierre ROMéRO, et son porte-parole Eric MASCLE, P-DG de la Holding de Port La Nouvelle. D’après eux, il faut concentrer le bruit et la pollution du port autour du futur 3ème quai, pour protéger « d’un côté la majorité sédentaire de la population » et polluer de l’autre côté « le personnel de gendarmerie dont l’affectation est par définition temporaire ». Une scandaleuse discrimination et une grossière erreur : la vingtaine de familles de gendarmes, en fin de carrière, est sédentarisée comme le sont aussi les deux cents habitants des Tamarins, considérés par MM. ROMéRO et MASCLE comme « une sous-population ». On ne rasera ni la gendarmerie, ni les habitations des Tamarins pour satisfaire un locataire privé qui exploite à son profit le port depuis trente ans.

Sans doute conscient du problème, le Préfet de Région demande « l’engagement du Département », dans son avis environnemental de l’enquête publique, pour que le futur 3ème quai soit interdit de nuit au stationnement des navires… Ils seraient transférés Quai de la République, sous les fenêtres de tous les riverains du port… En quelque sorte une « pollution équitable» pour tous les habitants ! La gravité du problème vient d’être soulignée par le journal Le Monde et l’émission Thalassa de janvier 2017 qui ont révélé au grand public que les générateurs diesel d’un navire à quai polluent autant qu’un million de voitures ! Cette information plus qu’alarmante a été confirmée par des mesures effectuées, sous contrôle FNE (France Nature Environnement) autour du port de Marseille. Ce qui a provoqué la panique chez les élus socialistes de la Région Provence-Alpes-Côte-D’azur (PACA) qui ont publiquement interpellé Mme Royale.

En Région Occitanie/ Pyrénées-Méditerranée, c’est le silence radio chez les socialo-écologistes. Il est vrai que dans les P-O cette « collusion public-privé » dénoncée par le Cabinet Ernst Young dès 2005 est une tradition. Un audit permettrait la transparence financière notamment sur les dizaines d’études confiées à une société, par ailleurs désignée comme futur maître d’œuvre, tout cela pour un projet rejeté depuis près de vingt ans.

Port-Vendres est le seul port intra-urbain de France. Suivant le vent, les normes maximales de pollution sont dépassées de 10 à 100 fois. Plus personne ne peut ignorer les risques majeurs, pour la santé des riverains, encourus par l’émission des microparticules PM 10 et surtout PM 2.5, hautement toxiques. L’OMS et les données scientifiques ont démontré un fort développement de pathologies cardiovasculaires et surtout de cancers en lien direct avec les microparticules, ce que la municipalité n’a jamais pris au sérieux malgré les alertes citoyennes. Le 3ème quai, qui prétend reporter le risque maximal sur les habitants des Tamarins et les gendarmes, est définitivement inacceptable. Et cela même avec le « pseudo-remède » de l’électrification par le courant/quai qui a été rejetée, dès 2013, par Michel MOLY : « c’est techniquement irréalisable à Port-Vendres » ; de plus aucun cargo ou bateau de croisière n’est équipé et ne le sera avant quinze ans.

Les adhérents associatifs réunis en assemblée générale le 9 février 2017, se sont prononcés à l’unanimité contre ce projet toxique. Ils en appellent à la Présidente, au Préfet de Région et à Madame Royale. Cette situation qui impacte la santé de plus de 4 000 Port-Vendrais depuis vingt ans, aux motifs de « pseudo arguments économiques », doit être tranchée. La santé et la vie ont aussi leur prix ».