Xavier BAUDRY (RN/ Rassemblement National), conseiller municipal et communautaire de Perpignan, communique :

« Alors que notre pays a été le théâtre de violences inacceptables, conséquences du silence gouvernemental face à une colère légitime s’exprimant à de nombreux niveaux, sous le symbole du gilet jaune, les opérations de maintien de l’ordre républicain sur le territoire de Perpignan sont sujet à de nombreuses interrogations, notamment quant à l’emploi des effectifs de notre Police Municipale.

En effet, plusieurs signalements et prises de vues, pendant les manifestations lycéennes de fin novembre ou encore lors d’opérations contre les blocages de gilets jaunes, témoignent du fait que des effectifs de notre Police Municipale de Perpignan, casqués, boucliers et bâtons de défense en mains, se sont retrouvés engagés, dans des missions qui pourraient s’apparenter à du maintien de l’ordre…
Avec une question immédiate : sur « ordre de qui » et « avec quelles consignes » ?
Face à cette dérive, il nous appartient de rappeler au maire Jean-Marc PUJOL, que les missions de maintien de l’ordre ne font pas partie des prérogatives d’une Police Municipale, ni de ses compétences… (Même si de nombreux anciens fonctionnaires de Police Nationale ou de Gendarmerie servent dans ses rangs).
Dans le cadre légal, les opérations de sécurisation de manifestations déclarées en Préfecture et le maintien de l’ordre public sont strictement du ressort des services de l’Etat, comme le rappelle l’annexe du Décret n° 2012-2 du 2 janvier 2012 relatif aux « conventions types » de coordination en matière de police municipale, cette dernière précisant, qu’en aucun cas « il ne peut être confié à la police municipale des missions de maintien de l’ordre », le Code Général des Collectivités Territoriales (CGCT) cantonnant donc les compétences et prérogatives de la Police Municipale « à la prévention, à la tranquillité, ainsi qu’à la salubrité publiques ».

Face à ce constat et à la gravité de la situation, on peut se demander « à quoi joue » le maire Jean-Marc PUJOL ?
Pourquoi faire prendre tant de risques à notre Police Municipale ?
Que serait-il advenu, si un fonctionnaire de notre Police Municipale avait été gravement blessé suite à ces opérations ?
En effet, ce n’est pas en donnant continuellement des gages au Préfet, et en engageant systématiquement notre Police Municipale pour palier aux carences de l’Etat, que nous obtiendrons les effectifs de Police Nationale supplémentaires dont notre ville à tant besoin, alors même que plusieurs de ses quartiers sont classés « Zone de Sécurité Prioritaire » (ZSP) !

Enfin, on ne peut que féliciter le sang-froid de nos fonctionnaires de la PM qui malgré une des grilles salariales la plus basse de France, se retrouvent confrontés à des missions quotidiennes de plus en plus difficiles… Qu’ils sachent que les élus du Rassemblement National seront toujours à leurs côtés pour les soutenir ! ».