Le Projet de Renouvellement Urbain (PRU) du quartier prioritaire de St Jacques est une nécessité compte tenu de l’urgence urbaine (50% des logements sont potentiellement indignes) et de l’urgence sociale avec des indicateurs très alarmants (plus de 60% de la population vit sous le seuil de pauvreté).

Cependant, pour Olivier AMIEL, adjoint au maire en charge de la Politique de la Ville, « il ne faut pas réitérer les erreurs du passé : le volet urbain avec 100 millions d’investissements publics, et le volet humain avec des actions en matière d’emploi, d’éducation et de santé, resteront vains si nous ne réglons pas la question de la sécurité et de la tranquillité publique dans ce quartier ».

L’élu précise : « Une dizaine de délinquants ne doivent pas mettre à mal tous les efforts entrepris dans les quartiers prioritaires et « pourrir » la vie de ses habitants. Le retour de l’autorité républicaine est nécessaire, le symbole insupportable d’un point de vente de drogue juste en dessous des fenêtres d’un commissariat de police (tant à Saint Jacques qu’au Bas Vernet), doit cesser immédiatement. Nous ne pouvons pas prendre le risque de basculer dans une situation similaire à celle de banlieues parisiennes, marseillaises ou toulousaines… devenues des véritables zones de non droit ».

Pourtant tous les efforts sont entrepris par la police municipale et la police nationale interviennent sur site (une importante opération sous le commissariat de Betriu s’est d’ailleurs déroulée il y a quelques jours), mais l’absence de réponse pénale conduit à une impunité incompréhensible avec des trafiquants relâchés dans la journée…

Olivier AMIEL conclut : « Seule une prise en compte responsable de la situation par l’institution judiciaire pourra permettre que nous réussissions à répondre à l’urgence urbaine et humaine de Saint Jacques ».