Relevé ce jeudi sur le blog de Jean-Marc PUJOL, (LR/ Les Républicains), maire de Perpignan, président de la communauté urbaine Perpignan Méditerranée Métropole (PMM)…

 

« La métropole mobilisée sur toutes les lignes

Le Parti Communiste des P-O veut faire du « bus gratuit » l’un des enjeux fondamentaux des prochaines élections municipales à Perpignan, en mars 2020. C’est ce que nous apprend en tout cas le journal L’Indépendant dans l’édition du jour, ce jeudi 6 décembre 2018, en page 5.

Ainsi, deux élus communistes, dont l’une est vice-présidente du Département, à quelques jours de Noël (cela n’aura échappé à personne), débarquent dans les médias avec la hotte généreuse du plus célèbre des grands-pères. Distribution de cadeaux, allez-y gaiement, c’est jour de fête on rase gratis ! On commence avec les transports urbains. En plein épisode des Gilets jaunes, par des temps sociaux-économiques difficiles, redoutés, voilà deux élus qui se complaisent dans l’une des activités politiques que les électeurs leur ont souvent reprochées : c’est de faire des promesses inconsidérées, mais rendues probables par leurs auteurs l’espace d’une campagne électorale.

Pourquoi ces deux élus communistes, qui siègent au sein de la Majorité de gauche aux commandes du Département, ne demandent-ils pas à Mme la Présidente du Conseil départemental d’appliquer cette mesure, à titre d’exemple. Car tout le monde n’a pas forcément en poche 2€ (en comptant l’aller-retour car généralement lorsqu’on se déplace pour aller à un endroit il faut en revenir) ?

Pourquoi ces deux élus communistes du Département n’ont-ils pas chiffré le coût de cette mesure ?

Et où espèrent-ils trouver les sources de financement ? Car il faudra bien que quelqu’un paie la facture au final… En augmentant les impôts ? En en créant de nouvelles taxes par ailleurs ?… Certains ont osé le faire, ils ont eu cette formidable idée de génie, on voit aujourd’hui où cela nous a conduit.

Nous pouvons, comme cela se fait déjà dans les pays scandinaves, articuler de manière intelligente les politiques d’aménagement et les politiques de déplacements qui en découlent forcément, inévitablement. Chaque territoire possède sa propre histoire, a ses enjeux, ses défis à relever, ils ne sont pas les mêmes à Lille, Clermont-Ferrand, Nice… ou Perpignan. Là est la réalité, la seule vérité. Faire miroiter par les temps qui courent des promesses aujourd’hui intenables, est indécent, dangereux.

C’est grâce à un aménagement permanent, concerté et cohérent de notre territoire que nous améliorerons le réseau de nos mobilités, que nous rééquilibrerons l’organisation territoriale pour un meilleur déplacement de chacun(e), notamment sur les trajets domicile-travail. Régulièrement, élus et agents oeuvrant dans les trente-six communes de Perpignan Méditerranée Métropole (PMM), se mobilisent sur toutes les lignes – transports en commun, mais aussi déplacements doux, ou encore covoiturage – pour irriguer le mieux possible l’espace métropolitain. C’est un défi quotidien. Tout cela a bien évidemment un coût. Le nier n’est pas sérieux. La bourse des contribuables n’est pas extensible à vau-l’eau ».