Toute la semaine dernière, Alexandre Bolo a défrayé la chronique politique locale : après avoir claqué la porte de l’UMP, pour rejoindre le FN, ce collaborateur de cabinet du maire du Barcarès, Alain Ferrand (UMP), a naturellement été remercié par son employeur, lequel n’a toujours pas réagi à ce jour aux propos tenus pour le moins ambigus…

Alexandre Bolo en baie de Collioure… Un petit clin d’œil à la 4ème circonscription ?

- « Quelle spirale depuis mardi, je ne m’attendais pas à susciter tant d’intérêt ! », reconnaît ce matin Alexandre Bolo, tant son choix politique de quitter l’UMP pour rejoindre le FN, surtout depuis la victoire hier du candidat FN, Laurent Lopez, dans le canton de Brignoles (Var), prend une toute autre tournure.

L’intéressé ajoute : « Je suis cependant amusé quand à mon qualificatif de Parisien évoqué à plusieurs reprises ce week-end dans les nombreux communiqués me concernant plus ou moins directement et que vous avez mis en ligne sur Ouillade.eu, et pour cause : je suis le plus Perpignanais parmi mes détracteurs !… Né à Perpignan le 19 août 1986 (à la clinique des Platanes…),  je suis fils de commerçants du centre ville par mon père (les chemiseries Bolo de 1947 à 1999 ) et petit fils de rapatriés espagnols du côté de ma mère.  J’ai bien sûr grandi à Perpignan, aux jardins Saint Jacques, où je réside encore ».

Il continue de dérouler son cv : « Après l’obtention de ma licence de Droit à l’Université de Perpignan Via Domitia (UPVD/ promotion 2009), j’ai eu l’immense chance de poursuivre mes études sur Paris et d’intégrer la prestigieuse Université Paris Dauphine ou j’ai décroché un Master Affaires Publiques (promotion 2011, spécialité gestion des collectivités territoriales). Entre temps le programme Erasmus m’avait tendu les bras et j’ai passé un an à ICADE Madrid (université catholique) me permettant ainsi de développer une culture européenne et d’enchaîner sur un deuxième échange   anglophone cette fois, à Budapest à l’université d’Europe centrale (CEU) ».

Alexandre Bolo reconnaît que « Tout ça n’était pas gagné d’avance, car j’étais un bien piètre élève au collège Maintenon et au lycée Bon-Secours. Je n’aimais pas l’école, mes anciens profs’ que je croise régulièrement pourraient en témoigner, ils n’ont pas oublié Bolo… bref tout ça pour dire que je me suis réveillé tardivement coté études pour le plus grand stress de mes parents – mais j’étais au rendez-vous pour les dates à grands enjeux (…) ».

Côté professionnel, Alexandre Bolo a commencé pendant ses études à l’Assemblée nationale auprès du député Bernard Debré (2009-2010), avant d’intégrer le Groupe Bouygues comme chargé de communication institutionnelle auprès du directeur de la communication de Martin Bouygues (2010-2011) , pour finalement préférer travailler son ancrage local auprès de Jacqueline Irles (2011-2012), alors députée UMP de la 4ème circonscription et toujours maire de Villeneuve-de-la-Raho.

Lors de la défaite de celle-ci aux législatives de juin 2012 avec la vague rose, Alexandre Bolo  naturellement perdu son poste d’attaché parlementaire : « Je me suis ensuite lancé dans la bataille de la présidence de l’UMP en soutenant François Fillon, député de la circonscription sur le 7eme arrondissement où je résidais. Lorsque l’on m’a proposé de rejoindre la commune du Barcarès (début 2013) comme Directeur de cabinet (…),  j’ai immédiatement saisi cette occasion pour retrouver racines, famille et amis, et ainsi en finir définitivement avec la monotonie parisienne après quasiment quatre années. (Une tour Eiffel ne remplace jamais un Canigou…). On ne peut pas nier que les opportunités professionnelles sont rares dans le 66, encore plus lorsqu’on espère faire valoir son bagage sur la fiche de paie. C’est d’ailleurs ce qui conduit à la fuite des jeunes perpignanais à qui l’on dit communément après le bac : « tu ne devrais pas rester ici, il n’y a aucune opportunité, il faut partir dans une grande ville ou à l’étranger. »  Ou encore :  « rien ne bouge à Perpignan, ça ne sert à rien, il y a 50 ans c’était déjà comme ça et c’est encore pire aujourd’hui… ».  C’est ce que beaucoup ont fait, comme je l’ai fait, fuir par facilité, là où tout a déjà été fait… Cela comporte un goût amer d’inachevé et c’est pourquoi j’ai toujours su que je voulais « revenir au pays ». Il y a aujourd’hui sur Perpignan une génération pleine d’espoir… De tous milieux sociaux et de toutes origines. Même si la tâche est lourde, tant notre ville est abîmée par les caprices politiques successifs et les décisions prises sur toile de fond de querelles intestines entre barons locaux… Il n’est pas trop tard pour faire régner le bon sens. Aujourd’hui je veux lancer un appel à cette jeunesse perpignanaise exilée dont j’ai fait parti: « Il est encore temps de se réapproprier notre ville. » Certains avant moi l’ont déjà fait, et plus nous serons nombreux, plus rapidement nous y parviendrons. Ne soyons pas résignés face à la situation et, surtout !, n’oublions pas qu’à trop se désintéresser de la politique… On finit par être gouverné par ses inférieurs… L’espoir que j’évoquais précédemment, un candidat aux municipales de Perpignan le porte à mon sens plus que quiconque, c’est celui du RBM (Rassemblement bleu marine). C’est parce que je crois en ses propositions pour perpignan que j’ai décidé de le rejoindre. À la suite des récents événements et en attendant de trouver un nouvel emploi ou de créer ma propre entreprise, je vais battre campagne pour Louis Aliot sans relâche ».