René Marquès

Depuis quarante-huit heures, le microcosme politique ne parle que de « ça », même la presse locale, en l’occurrence le journal L’Indépendant, s’en est fait l’écho ce matin dans son « Politicorama » : René Marquès, ancien sénateur centriste, ancien président UDF du Conseil général des Pyrénées-Orientales, ancien président de l’association des maires et adjoints des P-O, aurait adressé un courrier dans lequel, en quelque sorte, il adouberait Christian Bourquin (PS), président de la Région Languedoc-Roussillon et 4ème vice-président du Conseil général des P-O, sur la route qui conduit aux élections sénatoriales du mois de septembre qui vient…
Nous nous sommes procurés cette correspondante, datée du 12 mai 2011, que nous publions ci-dessous dans son intégralité :
– « Cher Christian,
C’est en tant qu’ami, que médecin mais aussi en tant qu’ancien président du Conseil général que je prends la liberté de te faire part de mes réflexions te concernant. Je tiens à t’apporter un éclairage personnel que je voudrais également objectif.
Tu es arrivé à un niveau politique extrêmement important. La carrure nationale que tu as désormais à la tête de la Région Languedoc-Roussillon doit encourager à envisager toutes les ambitions dans ton engagement politique. Tu en as la force et tu incarnes la stabilité que nous attendons.
Par ton travail, tes élections successives constituent une expérience forte pour franchir les obstacles et les difficultés. Tu as donné toutes les preuves de sérieux, de compétence, de volonté et de courage, en surmontant avec succès récemment encore cette épreuve de santé. C’est mon expérience professionnelle qui me permet de porter un jugement sur la parenthèse médicale que tu viens de vivre ; tu es resté combatif comme tu l’as toujours été !
J’ai été sénateur et je sais que les qualités que je viens d’énumérer sont nécessaires. Je peux en témoigner ! L’homme est avant tout considéré pour ses qualités propres. Je suis convaincu que tu saurais parfaitement relever les défis qui vont se présenter à toi et toujours défendre les intérêts de notre département en haut lieu.
Je suis persuadé que les élus des Pyrénées-Orientales, qui ont toujours su discerner la qualité intrinséque de l’homme que tu es, se retrouveront dans les décisions que tu prendras. Il ne s’agit pas là d’un voeu pieux, mais d’une solide conviction. C’est tout le sens de mon expression dans ce courrier ! Je crois utile, si tu en es d’accord Cher Christian, de la rendre publique ».
Signé : René Marquès.