« Le collectif NOU-S PERPIGNAN ose espérer que la canicule dont nous sortons péniblement, et la menace de celles qui s’annoncent, constitueront un tournant pour la municipalité dans sa vision de la ville, ainsi que dans sa manière de penser son aménagement.

 

Si nous voulons limiter les effets des coups de chaleur à venir, Perpignan ne peut plus se permettre de liquider ce qui reste de sa ceinture verte, ni d’urbaniser tous les espaces encore libres dans son tissu urbain. Au contraire NOU-S PERPIGNAN propose un plan de re-naturalisation de la ville qui préserve et étende les espaces verts, comme on le fait actuellement à Lyon.

 

On ne peut plus décemment aujourd’hui lotir tous les espaces depuis le parc des Sports jusqu’au Mas Palegry, depuis Mailloles jusqu’au Mas Besson. On ne peut plus décemment aujourd’hui détruire les ruelles du centre ancien pour ouvrir des parkings fournaises. C’est être irresponsable et foncer dans le mur climatique.

 

Outre cette politique de re-naturalisation de la ville, une attention particulière doit être portée à l’aménagement et au mobilier urbain. Pour résister à la chaleur nous avons besoin d’arbres sur nos places et nos promenades (mais les arbres ont disparu dans notre ville), de bancs pour nous asseoir (mais ceux de la Cité des Pêchers se sont évanouis), de fontaines disponibles régulièrement au centre-ville et dans les quartiers (mais celle de la place Rigaud n’est plus), de jardins publics qui soient ouverts à permanence.

 

La municipalité, pour montrer son souci de la population, devrait enfin se décider à avancer sur l’équipement et la gestion de l’espace public. NOU-S PERPIGNAN en fait déjà un axe majeur de son projet pour la ville ».