Relevé ce mardi 6 novembre sur le blog de Jean-Marc Pujol : « Marseille… Cela peut aussi se passer à Perpignan ! »

« Deux immeubles mitoyens se sont effondrés hier matin rue d’Aubagne, dans le centre-ville de Marseille. Le corps d’un homme a été retrouvé ce mardi matin sous quatre mètres de gravats , neuf autres personnes seraient toujours portées disparues au moment où j’écris ces lignes.

Comme l’a souligné le Premier ministre, Edouard PHILIPPE, présent la nuit dernière sur les lieux du drame : « des leçons doivent être tirées de ce drame ».

Ce qui s’est passé à Marseille hier matin peut aussi se passer à Perpignan : les mêmes causes produisant les mêmes effets. L’onde de choc qui traverse depuis les Marseillais ne doit surtout pas nous laisser indifférents.

Cela fait plus de dix ans que l’équipe municipale aux commandes de Perpignan a engagé diverses procédures, de péril et d’insalubrité, à l’encontre de certains immeubles situés notamment dans les quartiers Saint-Jacques et Saint-Mathieu. Les îlots – maisons ou appartements – recensés abritent des logements qui présentent un danger au regard de leur solidité pour la sécurité de la population en général, de leurs occupants en particulier.

La Ville a entrepris la démolition de ces îlots, souvent d’ailleurs inhabités, ou squattés par des migrants victimes de « marchands de sommeil » et livrés à toutes sortes de trafics. Depuis quelques semaines, quelques personnes manipulées, désinformées, empêchent la Ville d’agir pour la sécurité de tous et, surtout, font obstruction au bien-être des habitants de ces deux quartiers. Je pense là à l’îlot Puig (Quartier Saint-Jacques) plus particulièrement. Ce comportement est totalement irresponsable, inadmissible, insupportable. Je rappelle, concernant l’îlot Puig, qu’il s’agit d’un immeuble vétuste, inhabité, dont façades et toitures menaçaient de s’effondrer sur les piétons empruntant cet itinéraire. Je reçois d’ailleurs tous les jours des lettres, des témoignages de Perpignanais(e)s vivant dans le centre-ville et qui s’inquiètent de la tournure de ces événements, qu’ils contestent fermement et s’en indignent, évoquant un contexte dangereux pour leur sécurité au quotidien.

A la lueur du drame marseillais, celles et ceux qui jettent aveuglément de l’huile sur le feu, dans un souci strictement politicien et d’ambition carriériste, doivent maintenant prendre leurs responsabilités, toutes leurs responsabilités. Je les invite à revenir sur le terrain de la raison, de la réalité. Ils ne peuvent plus continuer à jouer un tel jeu dangereux en s’abritant derrière une quelconque association ou avec le soutien de tel ou tel leader sans opinion.

La gravité de la situation impose à chacun, loin de toute polémique et de tout intérêt partisan, d’être à la hauteur de la question posée par l’actualité marseillaise. Ces immeubles ne se sont pas effondrés par hasard, leur insalubrité avait été pointée du doigt par les autorités. A Perpignan, avec mon équipe et dans le cadre du Programme National pour la Rénovation Urbaine (PNRU), nous avons initié un vaste plan de requalification du centre-ville, tout en sachant la tâche immense pour pouvoir remédier au problème de l’habitat indigne. Je rappelle encore que ce plan faisait partie de notre programme électoral lors de la campagne des municipales de 2014 et que nous avons été élus pour l’appliquer. Le temps des prochaines « municipales » viendra plus tard. Aujourd’hui, exprimons notre entière solidarité aux habitants de Marseille endeuillés par cette catastrophe, oeuvrons en commun et sans arrière-pensée afin qu’un tel drame ne se produise pas à Perpignan ».