Communiqué de presse

– « Vous pouvez admirer une nouvelle fois le travail effectué par les musiciens de la Catalogne, membres du « Col·lectiu Angelets de la Terra », dans cette nouvelle compilation qui nous offre vingt chansons de qualité toujours avec des styles très variés. Il faut souligner que quatorze de ces formations créent pour la première fois en catalan et que pour la première fois plus de la moitié sont des voix de femmes. De plus en plus de ces musiciens gravitent autour du Conservatoire à Rayonnement Régional (CRR) de Perpignan.

Le Col.lectiu veut s’inspirer de la musique actuelle qui fait bouger la jeunesse de Barcelone à Valence (Espagne). La majeure partie des chanteurs du Col.lectiu ne parle pas catalan et ils ne sont souvent pas d’origine catalane mais leur motivation vient du fait qu’ils aiment la culture et la langue de l’endroit où ils vivent. Le fait de chanter en catalan est une façon de faire une nouvelle expérience pour les uns, de s’intégrer pour les autres ou d’affirmer leur identité tout en ouvrant une nouvelle porte sur le monde qui les entoure. C’est aussi un point d’union entre les centaines d’artistes qui participent à ce projet.

Dans ce septième opus, on retrouve LLAMP te FRIGUI, le premier groupe à intégrer le collectif. La jeunesse au futur prometteur avec Ghetto Studio (reggae fusion) et AJT ( punk-rock). BUENASUERTE qui a fait une résidence à Cuba où ils ont joué de la rumba catalana. Blues de Picolat qui nous disent « bye, bye » après 25 ans d’existence alors qu’Annabelle SCHOLLY et d’autres ex-choristes  du groupe mythique commencent à chanter en catalan pour leur propre compte avec le Col·lectiu. Goulamas’K, un groupe de ska occitan, figure dans cette compilation pour rompre les frontières mentales que l’Etat français s’évertue à mettre entre nos nations sans Etats. Nous remarquons aussi la participation de Nayah MESTRES, ex-représentante de la France à l’Eurovision de 1999. Virginie TURQUIN, d’origine algérienne, qui a découvert la chanson en catalan a travers sa fille à la Bressola de Prades. Christine a ses enfants dans la même école, mais elle vit en Catalogne Nord depuis seulement trois ans ce qui donne d’autant plus de valeur à sa démarche pour faire vivre la langue de ce territoire. Univers-Sales est le second groupe de Banyuls-sur-Mer. La Reskape a enregistrer sa deuxième composition en catalan traduite par Ramon FAURA qui a aussi traduit la chanson de The Lost Station dont la chanteuse est aussi très récemment arrivée en Catalogne.

L’argentine Violeta DUARTE du Trio Sensible et Sylvie RODRIGUEZ sont les première à avoir envoyé leurs enregistrements à Ramon et c’est ce qui l’a motivé à mettre en route une nouvelle compilation. Vincent VILA est totalement immergé dans l’état d’esprit « roots » du reggae. Il vit dans une yourte d’où il lui était impossible d’envoyer son travail via Internet. Rumba Coumo est le sixième groupe de rumba catalane, patrimoine mondial de l’UNESCO, à participer à ce projet collectif. Jean-Baptiste SPARR TRESCASEST est l’organisateur du Téléthon en Roussillon et c’est aussi un chanteur reconnu. DéGARDIN Amélia est une jeune étudiante du Conservatoire.

Le Col·lectiu Angelets de la Terra, créé en 2010, est en train de révolutionner la création musicale en catalan aux pieds du Canigou. Le rêve de Ramon FAURA de faire chanter en catalan presque tous les groupes de Catalogne Nord s’est réalisé. Avec le Col·lectiu, ce militant et mécène a réussi à donner de nouvelles perspectives à la chanson en catalan dans une partie de la nation où tout semblait figé. Grâce à tous ces artistes les Angelets de la Terra favorisent un mouvement qui va au-delà des styles musicaux et des origines de chacun. Rappelez-vous que lorsque Ramon FAURA a décidé de créer ce collectif, la langue catalane était portée par seulement une poignée de chanteurs.

Après sept années de projets accomplis et de fêtes, le Col·lectiu Angelets de la Terra a édité 250 chansons en catalan dans 12 disques (sept compilations, quatre disques en hommage au chanteur roussillonnais Joan Pau GINé et un « Best Of » pour la revue spécialisée barcelonaise Enderrock). Environ 200 formations musicales ont participé et la moitié son de Catalogne Nord. Un documentaire sur le Col·lectiu, réalisé en 2011 par Richard BANTEGNY et Ramon FAURA, met en avant l’implication des groupes. Des dizaines de concerts ont été organisés dans tous les Pays Catalans de Perpignan à Valence, en passant entre autre par Barcelone et Gérone.
Il y a aussi plusieurs reportages sur la télévision catalane TV3 (La Sonora), France 3 (Viure al País), France 5 (Echappées Belles) et l’aventure continue avec une huitième compilation déjà en cours de réalisation et de nouveaux musiciens motivés pour se lancer et faire vivre à leur façon notre langue dans un Etat qui ne l’a jamais respecté, disons-le ».

 

(The Lost Station & Virginie Turquin).