Ils sont paraît-il trois députés estampillés « La République En Marche! » dans le département des Pyrénées-Orientales : Sébastien CAZENOVE (4ème circonscription), Laurence GAYTE (3ème) et Romain GRAU (1ère).

Pourtant, s’agissant des réformes en cours voulues par le Premier ministre Edouard PHILIPPE, son gouvernement et la Majorité présidentielle, à laquelle nos trois députés appartiennent, on ne les entend jamais. Ja-mais ! Pas l’ombre d’un communiqué, d’une conférence de presse, d’une réunion publique pour manifester leur soutien à la politique d’Emmanuel MACRON, pour expliquer, pour clarifier le débat, pour porter courageusement le poids du changement, pour défendre les projets. Mais, pour ces moments là : où sont-ils ? Que font-ils ? Où se cachent-ils ?… Ils sont devenus invisibles.

C’est bien de se balader sur le terrain pour prendre le pouls de l’économie locale, de se déplacer pour écouter les doléances (encore faut-il les entendre), d’aller à la rencontre des habitants, de se faire photographier avec des décideurs ou des responsables associatifs, de donner le coup d’envoi d’une rencontre sportive, de trinquer avec une centenaire, etc.-etc., mais l’urgence du moment est ailleurs. Un député dans sa circonscription, dans son département, se doit d’être en quelque sorte localement le porte-parole du groupe politique auquel il adhère, en intervenant médiatiquement notamment.

Quand SARKOZY gouvernait, les députés UMP des P-O portaient sa voix sous le soleil du Roussillon. Idem avec les parlementaires socialistes lorsque HOLLANDE était à l’Elysée.

A-t-on lu un article, un édito, une analyse, voire un simple commentaire de Laurence GAYTE, de Romain GRAU ou de Sébastien CAZENOVE pour défendre l’action gouvernementale, les réformes mises en place depuis juin dernier, notamment la réforme en cours de la SNCF ? Non. Sur l’université ? Toujours rien. La hausse de la CSG chez les retraités ? Encore rien. Nada ! Il ne s’agit pas d’une course à l’échalote pour convaincre mais bien d’expliquer et de répondre aux incompréhensions des uns et des autres. Sinon, comme on le voit avec le conflit social chez les cheminots, c’est du grand n’importe quoi, patchouli-chinchilla : approximations, contrevérités, mensonges et rumeurs installent de faux-débats à partir d’argumentaires tronqués d’avance.