« Le « plan pauvreté » du gouvernement Macron est une coquille vide qui méprise l’urgence sociale croissante dans le pays.

 

Alors que l’urgence sociale devient chaque jour plus criante, les Français attendaient avec curiosité le contenu du « plan pauvreté » du gouvernement Macron. En effet, ce plan avait pour ambition d’être enfin le pendant aux cadeaux concédés aux plus riches depuis le début du mandat présidentiel. Avec l’annonce spectaculaire de ce plan le jeudi 13 septembre, toute illusion est clairement mise à bas.

 

Pour les plus riches, 3,2 milliards d’exonération d’ISF, 1,3 milliards d’exonération des revenus du capital (flat tax), 70 millions de suppression de l’évasion fiscale (exit tax)… A ces chiffres vertigineux s’ajoutent encore les 200 milliards par an d’exonération et d’allègements de cotisations pour les multinationales sans création d’emplois. Sans compter les 6,5 milliards de bénéfices des banques françaises sur les frais bancaires payés par les familles qui ne parviennent plus à boucler les fins de mois en raison de l’augmentation constante des prix des denrées quotidiennes (alimentation, carburants, énergie, autoroutes…). Le transfert est massif. Pour les autres, une exonération de la taxe d’habitation qui ne vient pas, une revalorisation des minimas sociaux (500 millions) au rabais… et le fameux plan pauvreté doté de 8 milliards d’euros consistant à offrir un petit déjeuner aux jeunes enfants des zones défavorisées…

 

Avec l’annonce de ce plan, le gouvernement Macron n’est plus crédible aux yeux des Français. D’autant qu’à ce déséquilibre manifeste où tout est pour quelques-uns, s’ajoutent chaque semaine des propos dévalorisants pour les « fainéants », « Gaulois réfractaires au changement », pour qui la solidarité coûte « un pognon de dingue »…
Convaincue que le traitement de l’urgence sociale par la redistribution en faveur des moins aisés sera le moteur de la reprise économique de demain, La France Insoumise propose un tout autre programme : augmentation du SMIC et des minimas sociaux, revalorisation des retraites et des points d’indice des fonctionnaires, ouverture des dispositifs de solidarité aux jeunes de moins de 25 ans, réforme fiscale en faveur des classes moyennes, gratuité des restaurants scolaires, modernisation écologique des services publics, réanimation des établissements de santé…
Le vide manifeste de ce « plan pauvreté » révèle la vrai nature anti-populaire de ce gouvernement, avec qui le seul véritable « ruissellement » est celui de l’injustice et du mépris. Il est temps de se réunir pour renverser la table de ce banquet de quelques privilégiés cyniques et insatiables ».

 

Pour Les Insoumis des Pyrénées-Orientales, Philippe ASSENS.