Le syndicat agricole MODEF communique :

« La semaine dernière, les retraité(e)s agricoles se sont sentis trahis par le gouvernement qui a utilisé l’article 44-3 de la Constitution contre l’avis parlementaire. Ce « vote bloqué » est inacceptable pour les retraité(e) agricoles qui ont des pensions en dessous du seuil de pauvreté. Cette proposition allait porter le minimum garanti pour les anciens chefs d’exploitation de 75% à 85% du SMIC soit 116 € par mois d’augmentation.

Les retraité(e)s, les paysans, les salarié(e)s subissent de plein fouet des augmentations du coût de la vie, l’augmentation du carburant, du forfait hospitalier, des cotisations des complémentaires santé, des assurances, la baisse des APL et l’augmentation de la CSG, la suppression de la 1/2 part pour les veuves et veufs. Le gouvernement a justifié son choix en indiquant qu’une réforme des retraites était prévue dans les deux ans. Le MODEF dénonce avec force ce déni de démocratie sachant que la prochaine réforme des retraites sera rigide et austère sans aucune revalorisation des retraites mais avec une augmentation des trimestres de cotisés.

Pour en finir avec de telles injustices le MODEF propose :

-Une adoption de la loi « Chassaigne » le 16 mai au Sénat pour une retraite agricole à 85 % du SMIC net,
Un minimum de points de base réévalués (actuellement il est de 23 points et le MODEF demande de passer à 50 points),
Une hausse de points retraite pour les conjoints collaborateurs,
Revenir à une durée de carrière de 37,5 années pour bénéficier d’une retraite à taux plein,
La retraite de réversion : le MODEF demande qu’elle soit égale à 74 % au lieu de 54 % de la retraite que percevait ou aurait pu percevoir le conjoint ou ex-conjoint décédé.

Le MODEF appelle les paysannes, paysans, retraité(e)s à se mobiliser à la journée nationale d’actions le 15 mars 2018 contre cette situation intolérable et le MODEF continuera son combat avec acharnement pour une retraite à 1 200 € par mois pour toutes et tous ».