Le mouvement « Oui Au Pays Catalan » nous communique avec prière d’insérer :

 

« Samedi 6 octobre, plus de 150 personnes entre adhérents, élus et acteurs économiques de notre mouvement politique participaient au colloque  » Pays Catalan Utopie ? ou Réalité ! »

 

L’élimination future des départements, comme chacun sait, n’est en effet plus aujourd’hui qu’une question de temps, comme le fut la disparition de la Région Languedoc-Roussillon. Suppressions préconisées par la Commission Atali et la Loi Notre. Pour continuer à faire vivre le Pays Catalan, une réflexion sur une future institution spécifique s’impose. Oui au Pays Catalan a donc invité le Pays Basque et la Corse, territoires qui ont mis en place depuis quelques mois de nouvelles structures politiques.

 

Mixel Etxevest, maire de la commune de Mauléon et vice-président de la Collectivité Pays Basque nous a expliqué la genèse de cette Collectivité. Revendiquée officiellement depuis 1995, il a fallu un gigantesque travail de type associatif de près de 25 ans pour qu’elle devienne effective le 1er janvier 2017. Cette Collectivité à forte identité culturelle est le fruit d’une « fusion » de 158 communes et de l’ensemble des Communautés de Communes du Pays Basque. Un projet fort, longuement mûri, auquel les maires des communes et tous les acteurs sociaux ont pu donner vie avec abnégation, pragmatisme et dans la transversalité. Cette institution inédite dynamise depuis bientôt deux ans les intérêts économiques, sociaux et culturels des Basques, encourage les nouvelles perspectives et met en place et projette des actions véritablement novatrices.

 

La seconde intervenante, Fabiana Giovannini, élue à l’Assemblée de Corse, rédactrice du journal Arritti, a évoqué le long combat des Corses pour faire devenir effectives leurs revendications en accédant enfin aux commandes. Plébiscités depuis 2014 aux élections municipales, territoriales et législatives, les nationalistes appliquent avec succès leur programme. Une manière différente de faire de la politique se pratique donc dans la nouvelle Assemblée de Corse, qui a vu le jour en 2017 après la fusion des deux départements. Cette institution permet une application directe des choix politiques en restant au plus proche des attentes des citoyens de l’île, et ce malgré les obstacles qui sont semés par l’Etat. Cette mise en pratique d’un projet pour un territoire pensée depuis la région corse est une révolution en France : premier cas de territoire qui s’affranchit du guidage exclusif centraliste parisien au bénéfice des habitants du territoire. L’exécutif corse se trouve cependant toujours confronté à un jacobinisme d’un autre temps, pratiqué avec conviction par le gouvernement Macron, qui freine depuis Paris les projets de loi nécessaires aux habitants de la Corse. L’autonomie politique de l’île reste un objectif à moyen terme.

 

La Corse et le Pays Basque nous offrent des exemples précis et effectifs d’institutions de pays particulières qui peuvent inspirer les dirigeants politiques catalans pour préserver et valoriser l’identité et le potentiel économique de notre Pays Catalan. Notre mouvement politique fera en ce sens des propositions précises à l’ensemble des décideurs politiques de notre territoire. Nous remercions très chaleureusement nos amis basques et corses de s’être déplacés spécialement pour apporter leurs analyses et leurs témoignages qui inspireront notre avenir politique. Un grand merci à l’ensemble des adhérents pour leur participation active au colloque, sans oublier l’Hôtel de la Fauceille de Perpignan pour son accueil professionnel et très chaleureux ».