Gérard Laudinas, originaire du nord-Aveyron, ancien journaliste à Midi Libre pendant près de 40 ans – il a notamment dirigé les agences de Béziers et Nîmes – sera à Perpignan, le mardi 14 décembre 2010, de 17h 30 à 19h, pour dédicacer son livre, « Journal d’une curée de campagne » (publié aux éditions Au Diable Vauvert, dans le Gard).
– Pourquoi ce livre ?
– Gérard Laudinas : « Parce que j’avais « pas mal de matériel », comme on dit dans le jargon journalistique, inexploité dans les colonnes du journal qui m’employait, que j’avais des tas d’anecdotes à raconter et, surtout, que le personnage, Georges Frêche, m’intéressait. Au fil de nos rencontres, de la campagne des élections régionales, nous avons pû nouer un gros relationnel entre nous ».
– Quand l’avez-vous écrit ?
– Gérard Laudinas : « De mai jusqu’à fin août 2010. J’ai quitté le journal le 1er avril 2010, après la campagne des régionales, donc j’ai commencé à partir de là à rassembler mes notes et récits, et j’ai conclu le livre avec l’Université d’été du Parti socialiste, à La Rochelle, où là j’ai pû rencontrer tous les ténors du PS pour les faire témoigner sur Georges Frêche. Tous ceux que j’ai contacté ont accepté : Hollande, Hamon, Bartolone, Montebourg, Emmanuelli, Valls, etc. Leurs témoignages sont très intéressants et, incontestablement, ils enrichissent le livre ».
– Qui a eu l’idée du titre ?
– Gérard Laudinas : « C’est moi ! Initialement, je devais l’appeler « Le Pot aux roses »… Puis « Le Journal d’une curée de campagne » a bien plu à l’éditeur. Et à moi aussi ! Même aux lectrices et lecteurs visiblement, puisque après un premier tirage de 3 000 exemplaires, tous écoulés en dix jours, l’éditeur a effectué un second tirage de 5 000 exemplaires… ».
– Quel Georges Frêche souhaiteriez-vous que les lecteurs de votre livre retiennent, au final ?
– Gérard Laudinas : « Ce livre n’est en aucun cas un portrait de Georges Frêche. Soyons bien précis. Je l’évoque, certes, mais c’est sans concession. Je n’ai pas sombré dans l’idolâtrie. Je parle de lui, mais, surtout, ce qui m’a intéressé en lui c’est la stratégie électorale qu’il avait mise en place lors de la campagne des régionales du printemps 2010, la façon qu’il a eu de se victimiser aux yeux de l’opinion publique locale et nationale ; tout ça pour arriver en grand vainqueur, pour gagner triomphalement au second tour, après avoir éliminé pas moins de trois listes de gauche dès le premier tour. C’est énorme ! ».

Journal d’une curée de campagne, 18 euros, 224 pages (paru en octobre 2010).