« Lettre ouverte au maire d’Argelès-sur-Mer.

 

Le 14 juillet, Monsieur le maire, vous avez prononcé comme il est de coutume un discours à l’issue du défilé.

 

Depuis que je suis élu, Jean CARRèRE puis Pierre AYLAGAS axaient toujours leur discours sur les valeurs républicaines, liberté, égalité, fraternité.

 

Or, cette année, vous avez cru bon de saisir cette occasion pour tenter de justifier votre situation actuelle et attaquer vos contradicteurs en parlant, je cite de « la politique vraie et les politiciens ».

 

Ces digressions, outre le fait qu’elles n’ont fait qu’accentuer encore un peu plus les divisions internes du conseil municipal, sont bien mal venues de votre part.

 

Car, pour rappel, « la politique » désigne « la gestion des biens publics » et « les politiciens » sont ceux « qui détiennent le pouvoir, s’y accrochent, trichent parfois dans leur seul intérêt, en font leur métier et en vivent financièrement ». En cela, c’est bien vous qui aujourd’hui, peut être défini comme un politicien.
Votre unique défense consiste désormais à dire que seul votre prédécesseur serait à l’origine de la « rébellion ».

 

Affirmer cela, est une insulte à l’intelligence collective.

 

Vous qui tentez aujourd’hui de marginaliser les élus PS et PC, vous oubliez bien vite qu’en 2014 ces élus désignés par leurs organisations respectives (dont vous-même en tant que membre du PS) constituaient le socle de la liste conduite par Pierre AYLAGAS. Ce n’est qu’ensuite, que furent ajoutés les autres membres sur proposition de Pierre AYLAGAS.

 

Il s’agissait donc d’une liste PS / PC / MRG avant tout. Tout le monde le savait et l’avait entériné. Sans Pierre AYLAGAS, les élus apolitiques qui vous soutiennent ne seraient certainement pas présents au sein du conseil municipal d’Argelès-sur-Mer aujourd’hui.

 

J’ai, comme les vingt-quatre élus de la liste, voté en 2016 pour vous élire maire, comme nous nous y étions engagés en 2014.

 

Si je me vois contraint aujourd’hui de revenir sur cet engagement, c’est en raison de ce qui a été porté à ma connaissance le 12 avril 2018, en réunion du bureau municipal.

 

Vous nous appreniez ce jour-là, M. le maire, la condamnation par un tribunal à détruire votre maison familiale, et nous demandiez à tous d’être solidaires avec vous dans votre malheur.

 

La suite fut tout autre, la maison familiale est toujours en place : c’est le gîte, dans lequel vous viviez et la piscine, dont vous profitiez certainement bien souvent qui étaient construits illégalement, et qui ont dû être détruits.

 

Vous avez beau vous retrancher derrière la condamnation officielle de votre épouse, comment vous, en tant que maire, et président de la commission d’urbanisme sur Argelès-sur-Mer, pouvez-vous prétendre ignorer l’illégalité de ces constructions ?

 

Oui il y a un avant et un après le 12 avril 2018.

 

Voilà pourquoi, au même titre que certains de mes collègues élus, et pour le bien de la commune d’Argelès-sur-Mer et de tous ses habitants, je vous demande, Antoine PARRA de démissionner !« .

 

Danilo PILLON, conseiller municipal délégué, délégué communautaire.