Au cours du récent conseil municipal d’Argelès-sur-Mer, la dernière intervention hors ordre du jour est passée inaperçue, en tout cas aux yeux du média présent. Pourtant elle mérite d’être rapportée…

 

Elle a été faite par Danilo PILLON, élu du groupe des « 9 indignés » créé à la suite du refus du maire désigné en 2016, Antoine PARRA, de démissionner à la suite de sa condamnation en avril 2018 par le Tribunal correctionnel de Perpignan à détruire son gîte rural illégalement construit en 2014 ; puis de la contrainte administrative préfectorale en mai 2018 de détruire sa piscine illégalement construite en 2017.

 

Après avoir relevé que pour la première fois à Argelès-sur-Mer le maire et son nouvel élu délégué aux manifestations patriotiques, Frédéric DONNET, avaient fait état d’un office religieux dans la convocation officielle de la mairie pour la cérémonie officielle du 11 novembre prochain, il leur a rappelé que cette commémoration était placée depuis toujours dans le cadre imprescriptible de la Nation Française. En ajoutant qu’à ce titre la séparation de l’État et de l’église s’imposait en toute circonstance depuis 1905.

 

D’autant que sans anti cléricalisme il lui paraissait anormal de favoriser une seule religion .
Les combattants de la guerre de 1914/1918 ont combattu ensemble pour leur patrie française sans tenir compte de leurs religions (ou pas) respectives. A commencer par ceux qui sont morts pour la France.

 

Danilo PILLON a aussi fait part de sa surprise que cette malheureuse initiative de privilégier un office religieux venait de la double casquette d’un ancien instituteur du public (le maire) et d’un professeur d’histoire de collège public (son conseiller municipal délégué).

 

Scotché et sans apporter de réponse, Antoine PARRA a levé sur le champ la séance du conseil municipal… Peut-être avait t’il cru s’attirer sans coup férir les grâces des catholiques de la commune ? Loupé !