Ce vendredi 13 avril 2018 un titre barrait sur six colonnes la une du journal local : « ARGELES : L’EPOUSE DU MAIRE DOIT DETRUIRE SA PISCINE ».

Puis en page 5, deux articles intitulés: « Argelès : sa piscine jugée illégale, l’épouse du maire condamnée ». Le premier que certains jugent confus essaie de rapporter l’affaire jugée le 12 avril 2018 par le tribunal correctionnel de Perpignan. Le second est une déclaration d’Antoine PARRA maire d’Argelés aimablement recueillie par notre consoeur chef d’agence de l’Indépendant à Argelés-sur-Mer.
Sans doute par pudeur vis à vis de la famille PARRA des imprécisions importantes émaillent cette information.

En premier lieu Maryse et Antoine PARRA pourraient envisager de porter plainte contre les titres retenus. En effet ce n’est pas leur nouvelle piscine qui doit être détruite, mais le bâtiment vitré de 100m2 qu’ils ont construit en 2012 en tant que gîte à la place d’une remise aveugle de 40m2 puis qu’ils ont abusivement transformé en leur résidence principale depuis 2014.

La vraie piscine de près de 40 m2 construite au lieu dit la Cerigue dans leur propriété d’Argelès-sur-Mer au printemps 2017 en déposant ensuite un permis de construire en novembre 2017 concernant une réserve d’eau de lutte contre l’incendie n’a pas (encore) fait l’objet d’un jugement par quelque tribunal que ce soit. Ce permis signé fin février 2018 par Jean Patrice GAUTIER, 1er adjoint du maire Antoine PARRA, ne mentionne jamais qu’il s’agit bien d’une piscine. Rappelons qu’en zone agricole à Argelés seuls des points d’eau pour baignade de moins de 15m2 peuvent être construits si on a pris la peine d’obtenir avant un permis de construire. Mais peut être la journaliste de l’Indépendant a t-elle des informations que nous n’avons pas pour des affaires à venir ?

Revenons à l’objet du délit ayant entraîné la sévère condamnation.
En 2010 Pierre AYLAGAS fait modifier le POS (plan d’occupation des sols d’Argelés en autorisant dans le piémont des Albères la rénovation à l’identique (c’est à dire sans modifier murs et toiture) de 10 casots ayant une valeur patrimoniale avérée. Curieusement parmi les 10 bâtiments recensés on trouve une remise en parpaings de 40 m2 sans fenêtres construite vers 1970 et située à la Cerigue sur un terrain de la famille d’Antoine PARRA à proximité de leur maison d’habitation d’alors et de leur cave viticole qui existent toujours.
Devenu collaborateur parlementaire de Pierre AYLAGAS, Antoine PARRA dépose avec son épouse, en 2012, un permis de construire pour un gîte de 100m2 environ avec étage et grandes baies vitrées. Et ceci en lieu et place de la remise aveugle de 40m2 qu’ils venaient de détruire. Dès lors le délit était commis. Ce que n’a pas manqué de relever un courageux gendarme qui n’a pu que porter plainte en 2012 dans la mesure où la famille PARRA édifiait sans respecter le POS une construction sans commune mesure avec le petit bâtiment existant depuis 1970.
Ce sont ces faits qui viennent d’être jugés après une difficile enquête croit-on savoir.
C’est donc ce bâtiment construit entre 2012 et 2014 qui doit être détruit avant le 30 juin 2018 sous peine d’astreinte de 300 euros par jour de retard à partir du 1er juillet 2018.
En tout état de cause la famille PARRA pourrait de nouveau loger dans leur ancienne maison familiale qu’ils avaient transformé… en gîte depuis 2015.

La déclaration d’Antoine PARRA jointe à l’article de fond de l’Indépendant du 13 avril 2018 a aussi beaucoup retenu l’attention de nombreux lecteurs.
Il a pu être relevé son noble état d’esprit lorsque la journaliste indique « qu’il ne s’attendait pas à pareille sanction à l’égard de son épouse Maryse COSTA dont il reste solidaire ».
Madame PARRA doit être rassurée, les articles 212 et 214 du Code civil lus pendant les mariages sont toujours dans la mémoire de son époux . S’il est exact que la famille PARRA habite sur une propriété appartenant à Maryse PARRA née COSTA, toutes les demandes de permis de construire ont été faites par Maryse PARRA sans référence à un autre nom. Par ailleurs les nombreuses interventions y compris écrites ou demandes de « conseils » auprès des services administratifs pour tenter d’obtenir les permis de construire concernant la famille PARRA ont été faites par Antoine PARRA collaborateur parlementaire en 2012, élu avec Pierre AYLAGAS et vice président de la communauté de communes en 2014 puis maire depuis 2016. Certains s’en souviennent récemment encore.
On se demande bien aussi de qui il veut parler lorsqu’il écrit: « je suis un homme à abattre, je perturbe ceux qui sont accrochés au pouvoir ». Qui à Argelés sur mer serait accroché au pouvoir donc élu depuis de nombreuses années et serait à ce point désagréable vis à vis de lui et assez puissant au point, sous tend Antoine PARRA , d’influencer un jugement ?
On sait bien que la théorie du complot est l’arme des faibles qui ont triché et se sont fait prendre. Mais là, l’accusation d’Antoine PARRA est grave. Malgré tout elle ne fera pas oublier aux Argelésiens le jugement que vient de rendre le tribunal correctionnel de Perpignan.

A suivre.