Valérie et Anthony ARNOULD  viennent de reprendre le restaurant Les Palmiers, un établissement qui a tenu le haut du pavé gastronomique, dans les années 2000, et qui était l’adresse gourmande préférée, entre autres, de Didier BANYOLS (il codirigea avec son acolyte Jean PLOUZENNEC les fourneaux des Feuillants, à Céret – deux macarons au Guide Michelin), mister Claude BACO (le Zaza Club à Torreilles), etc.-etc. C’était la grande époque du chef-cuisinier Bart THOELEN, aussi beau physiquement que sa cuisine était réputée excellemment excellente ! THOELEN fit le bonheur des gastronomes catalans pendant une décennie entière, de 2003 à 2013, décrochant au passage, en 2012, une superbe étoile dans le firmament de la bible culinaire rouge. Puis, en 2013, à cause entre autres d’une petite brouille avec le propriétaire des murs, il semblerait : rideau !

Fallait avoir du courage, un certain toupet même, pour reprendre derrière. Et pourtant, non seulement « ils » l’ont fait – Valérie et Anthony ARNOULD : elle en salle, lui en cuisine – mais en plus en relevant le défi ils sont en train de réussir le pari fou puisque on ne parle que d’eux dans les Albères lorsque les papilles s’agitent et, de plus en plus, bien au-delà !

 

Comme on disait autrefois, ils font belle et bonne chère, stylisant des déjeuners de chasseur aux allures de goûter de commères… Bref, vous l’aurez compris, Valérie et Anthony nous réconcilient avec ces tables qui, dans le temps, ont souvent été entremetteuses de l’amitié, où il y avait toujours quelque chose de bon, de fort ou d’original à se mettre sous la dent. Ici, chez eux, on ne s’empiffre pas – surtout pas ! -, on n’y vient pas pour se gaver ou se goinfrer, mais bien pour s’installer dans l’ordre des coteaux, tel un soldat de Brichanteaux, ou un tire-lardon.

D’ailleurs, pour celles et ceux qui en douteraient, encore, l’enseigne du restaurant est déjà tout un un menu à elle-seule : « Les enfants terribles ». Tout un programme. Lors de notre passage, nous n’avons pas osé leur poser la question : « Pourquoi ? ». Voire : « Comment ? ».

 

C’est dans une ambiance « bistro chic » qu’ils vous reçoivent. Tous les produits sont « locaux » (à ne pas confondre avec « low-cost » !). On sent que ce duo a pour ambition l’envie de vous faire partager son bonheur de cuisiner et de savourer. Ils sont, incontestablement, à l’évidence limpide, « les enfants terribles » d’un nouveau goût sur la table roussillonnaise. Leur manière d’exercer leur passion, de communiquer leurs connaissances culinaires, est d’une précision qui les place « à bonnes enseignes ». Comme on vous l’écrit.

En soirée, leur carte est quelquefois rythmée par une ambiance musicale insolite, voire même avec la participation de vignerons du coin, pour mettre tous les terroirs de la région à l’honneur. Sans exclusive. Avec passion.

 

Les enfants terribles : 33 avenue Louis Michel Soler, à Laroque-des-Albères – téléphone 04 68 89 40 51.

 

(Les célèbres palmiers sont toujours là, trônant à l’entrée de ce restaurant où logent désormais « les enfants terribles »…).