Jimmy PARADIS, Perpignanais, membre fondateur du mouvement Désobe!r, militant dans plusieurs associations dans les Pyrénées-Orientales, a dû déposer une main courante auprès de la Police de Perpignan, « pour agressivité et propos homophobes en public devant plus de 200 personnes ».
Dimanche après-midi, il décide d’aller soutenir l’association qui organise la rifle d’Elne, accompagné d’une dizaine d’amis. Ce dernier a eu la malchance de gagner une « quine » au cours de la partie qui dure toute l’après-midi… C’est en effet à la fin du jeu qu’une dame assise derrière lui, lui reproche publiquement d’être un PD : « les PD gagnent et nous non ! ». M. PARADIS lui répond que ses propos « sont intolérables et qu’il est venu soutenir l’association organisatrice de la rifle ce dimanche ». C’est alors que la fameuse dame, âgée d’environ 75 ans lui jette des pions de jeu en insultant toute la table où était assis Jimmy PARADIS. Les propos fusent : « PD !, tapette, sous homme, tafiole », etc…
Le contrôleur des numéros a du intervenir pour calmer la provocation de cette dame. Une centaine de personnes ont été témoins des propos violents et de l’agressivité physique de celle-ci.
Le seul tord de M. PARADIS est, apparemment, d’être venu soutenir une association à une rifle, un dimanche après midi, accompagné de dix ami(e)s… d’être homosexuel et, peut-être, d’avoir gagné 80 euros en bons d’achat.

« Oui, j’ai dû déposer une main courante pour que ce genre de propos et de comportement envers les homosexuels disparaissent de la société », nous a confirmé hier soir Jimmy PARADIS. « J’ai exprimé ma tristesse le soir même sur les réseaux sociaux et l’association Le Refuge (fédération locale), Stop homophobie !, entres autres comme de très nombreuses personnes ont condamné cet acte homophobe. Plusieurs personnes présentent à la rifle que je ne connais pas ont exprimé leur soutien et leur dégoût contre ces propos publiquement sur les réseaux sociaux. Le problème dans les rifles où l’on gagne de d’argent en bons d’achat, c’est que l’agressivité est en hausse. J’ignorais qu’une rifle etait devenue un concours… Dois-je en conclure que le temps des rifles au bon jambon et au bon panier garni ont disparu, pour laisser la place à la haine et au jeu d’argent si un homosexuel gagne il sera au bûcher ?… L’homophobie grandit et les rifles associatives d’Elne qui ne sont plus une détente du dimanche, mais un véritable jeu d’argent peuvent attiser une agressivité que j’ignorais. J’ignorais aussi que les homosexuels n’étaient pas les bienvenus aux rifles. Je le saurai ! ».