Ce mercredi 13 novembre 2013, cela fait 45 ans pile-poil que Paulette Auer Costa est aux commandes du seul et unique pressing d’Argelès-sur-Mer, le plus ancien de tout le département et au-delà des frontières du Roussillon, vraisemblablement, du Languedoc… et de France ?

Car depuis qu’elle a ouvert son commerce sur la Route Nationale qui traverse le cœur historique et le centre-ville d’Argelès-sur-Mer, Paule Auer Costa n’a jamais déménagé son activité : toujours solidement implantée au même endroit, à la même adresse, dans les mêmes locaux, où elle voit défiler le Tout-Argelès, mais également de nombreux clients fidèles de Collioure, Port-Vendres, Banyuls-sur-Mer, sur la côte, venus aussi de Saint-André et Sorède dans l’arrière-pays.

Désormais, c’est une clientèle qui s’étend sur trois générations qu’elle reçoit toujours avec autant de gentillesse, de délicatesses – il y a toujours sur le comptoir une corbeille remplie de bonbons et de chamallow pour les enfants, deux chaises pour faire patienter la clientèle… –  et, surtout, de professionnalisme.

Paule Auer Costa a résisté à toutes les modes et à toutes les crises qui ont secoué sa profession : depuis la multiplication des « Cinq à Sec » et autres enseignes industrielles de nettoyage à sec, dans les années 70, malgré l’ouverture de blanchisseries multi-services automatiques, malgré les centres commerciaux, malgré les modes écologiques et les systèmes avant-gardistes, etc., etc.

Et croyez-nous, entre sa passion pour les animaux (elle est une grande fan de La Ferme du Bonheur…) et France Bleu Roussillon qu’elle écoute en boucle entre deux repassages et le remplissage de ses machines à laver plus hautes qu’elle, Paule Auer Costa n’est pas prête de débrancher, de rendre son tablier. Reine du vêtement bien soigné et cajolé sur la Côte Vermeille, elle n’est pas prête à abdiquer, à jeter l’éponge, à baisser les bras (sauf à vous arranger des ourlets de pantalons et de robes) et à fermer boutique. Et c’est tant mieux ainsi ! Avec elle, vous pouvez faire une croix (et en plus elle y croit !) sur « ce n’est plus de mon âge », « je tire un trait »… Elle n’est pas du genre à se noyer dans un verre d’eau, fût-il un précieux liquide de rinçage.

Elle est là, solidement implantée, et elle entend bien y rester un maximum de temps encore. Et encore !